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11 juillet, 2019

Mon père est mort : je pleure sur mon vélo

L'hiver, sur le vélo, mon nez coule et c'est normal. Dimanche 30 juin dernier, en pleine canicule, je me suis mouché autant qu'en hiver. Mon nez n'avait pas besoin d'humidifier un air froid ; je pleurais, tout simplement. Mon père est mort le 26 mars, après dix mois de lutte contre le cancer. Ce fut sa dernière course, lui, le sportif, qui m'a donné goût au vélo. Trois mois après, je chiale sur ma bécane, comme lui chiala sur la sienne lorsque son père mourut, ainsi qu'il me le confia. Eternel recommencement.

24 octobre, 2020

J'ai retrouvé des copains cyclistes de mon père

Dans le mille ! J'ai retrouvé Angelo B., un copain cycliste de feu mon père et de mon ami Pierre Tosi, tous deux décédés l'an dernier. C'était un dimanche matin, il faisait frais près de la Marne, à Saint-Maur-des-Fossés. Je roulais au pas sur mon VTT lorsque j'ai croisé un cyclard. Un cyclard, c'est un ancien, qui roule sans casque avec les cale-pieds. Celui-là correspondait à la description que Pierre m'avait fait d'Angelo : il porte un bonnet et roule sur un vélo vert. 

J'ai fait demi-tour et ai rattrapé le cyclard, qui roulait tranquillement. A sa hauteur, je le salue et lui demande s'il est monsieur B. C'était bien lui ! Je me suis présenté, en lui précisant qui était mon père. Au bout de quelques instants, il s'est souvenu de papa. Je lui ai alors annoncé le décès, disant que j'étais désolé de lui apprendre cela en début de sortie. Angelo, 80 ans sur son Gitane en acier, s'est exclamé : "Qu'est-ce qu'on a rit sur le vélo, avec ton père !" De joyeux souvenirs sont revenus, comme la fois où il a collé une page de Playboy dans le dos du paternel, que le groupe encourageait à rouler devant. Poisson d'avril cycliste.

J'ai accompagné Angelo à son rendez-vous, à Champigny-sur-Marne, rue du Maroc, avec un autre ancien du groupe que fréquentait mon père : P'tit Claude. Homme rond casqué, celui-ci attendait Angelo. Angelo nous a présentés l'un à l'autre. P'tit Claude, 85 ans, a encaissé la mauvaise nouvelle lui aussi. "A notre âge, c'est naturel, nos copains disparaissent." Ainsi, une génération de cyclards sur acier est en train de céder sa place sur la route aux cyclistes sur carbone. P'tit Claude s'est souvenu des muscles de mon père, haltérophile, et de ses montées à Tigeault "sur le 14 dents".

Ma mission de messager sur deux roues n'était pas achevée : je leur ai aussi annoncé le décès de Pierre, cinq jours après mon père. Double choc dominical pour les deux cyclistes. 

Les anciens m'ont proposé de les retrouver le dimanche matin "si le temps le permet".

C'est avec plaisir et émotion que j'irai rouler avec eux, témoins des sorties qu'ils firent ensemble avec mon père et Pierre.


09 août, 2015

Le col du Corbier en cyclo-cross Stevens

Quarante et un an après, avec mon cyclo-cross Stevens, je suis les traces de mon père sur le col du Corbier (Haute-Savoie). Cet été 1974, nous passions nos vacances à la ferme à Chonnay, près d'Evian-les-Bains. Mon père, cycliste de 39 ans en pleine forme, partit gravir le Corbier à quelque 27 kilomètres de notre lieu de villégiature. Cet été, je reproduis, à 49 ans, l'effort du dabe.

09 avril, 2013

Mon vélo vintage Lejeune 1973

Près de la nationale 19, à Créteil (Val-de-Marne), au 2, av. Jean-Baptiste-Champeval, il existait une boutique de cycles tenue par Henri Arnoux, ancien coureur indépendant. C'est là, en 1973, que mon père et mon grand-père, amoureux du vélo, m'offrirent pour mes sept ans mon premier "course".

10 juillet, 2013

J'ai vu le Tour de France à Joinville vers 1972

Mes premiers souvenirs du Tour de France remontent au début des années 1970. Vers 1972, nous nous retrouvions chez mon grand-père, à Joinville-le-Pont (Val-de-Marne) pour assister au passage des coureurs, lors de la dernière étape. A la fenêtre du vieil appartement, nous voyions le pont de Maisons-Alfort, que le peloton prenait en direction de la Cipale.

Cyclistes Minialuxe
Tour de France
Les authentiques cyclistes Minialuxe
que m'offrit mon grand-père.
Pour fêter l'évènement, mon grand-père m'avait accueilli avec un coffret de petits cyclistes en plastique de marque Minialuxe. Le coffret contenait une voiture suiveuse, un coupé Jaguar jaune. Les cyclistes avaient une allure vintage, avec les boyaux croisés sur les épaules ! Je possède encore quelques-uns de ces jouets quarantenaires (voir photo).

Je me rappelle les mots de mon père lorsque le peloton pointa son nez à l'entrée du pont, face à nous : "Les maillots bleus devant, ce sont les Italiens." Etaient-ce les Salvarani ? les Ferreti ? les Filotex ? Dans la clarté de l'après-midi, à la fenêtre du vieil immeuble aujourd'hui disparu, nous guettions le maillot jaune d'Eddy Merckx.

Apercevoir le maillot jaune
A cette époque, j'ai aussi vu passer le Tour à Maisons-Alfort, à un carrefour. Je me souviens de l'attente sous le soleil, du passage des motards acrobates, debout sur leurs sièges, et de la caravane publicitaire. Distribution de cadeaux, de calots en papier... Et enfin, le passage éclair des coureurs. Il fallait, dans un laps de temps réduit, essayer d'apercevoir le maillot jaune : Eddy Merckx ou Luis Ocana. Les cycles faisaient bzzzzzz en passant.

Lire aussi : Des cyclistes Salza, Cofalu et Minialuxe sortis du grenier 


L'immeuble où vivait mon grand-père, rue Henri-Barbusse.
Je voyais les coureurs d'une de ces fenêtres.

Jouet du Tour de France
Coffret Minialuxe évalué entre 70 et 100 euros
(source : ivoire-france.com).

28 janvier, 2024

Le VTT MBK Aventure de Papa prend l'air

Parmi ses vélos, mon père avait son favori : un VTT MBK Aventure, qu'il avait dû acheter à la fin des années 1980. Combien de fois l'ai-je vu dessus, parfois avec un panier pour mettre son chien. En mars, cela fera cinq ans que mon cher père est mort. Ce week-end, je me suis décidé à remettre son vélo en état.

Le MBK Aventure de mon père prend l'air glacé
du bois de Vincennes. LE VELOMANE VINTAGE

Hormis une pellicule de poussière et les pneus dégonflés, le VTT était en état de rouler. M'occuper de cet engin a été un moment émouvant. Pour le laver, j'ai dû démonter quelques accessoires que Papa avait pris soin d'installer : au cintre, une sacoche et une banane (le sac, pas le fruit) délavés, un bidon Coca-Cola coupé pour contenir la chambre à air (avec trois trous percés par le propriétaire, toujours prévoyant, pour que l'eau de pluie s'écoule). Sur le hauban arrière trônait une petite lampe rouge qui fonctionnait encore. Comme un reliquat de souffle de vie.

Ce compagnon d'acier rouge et noir, mon père l'a piloté sur les routes de Seine-et-Marne. Le visage au vent, les muscles chauds, il respirait à pleins poumons. C'était un de ses petits moments de la vie favori.


08 septembre, 2013

Mon maillot Molteni, mon cuissard et mes bidons Jean-Claude Blocher

Maillot Molteni, cuissard et
bidons cyclistes "Blocher".
Très conservateur, j'ai gardé ma tenue de cycliste du début des années 1980, que je portais à 14 ou 15 ans. Mon père m'acheta ces équipements à la boutique de Jean-Claude Blocher, au Perreux-sur-Marne. L'attirail inclut un maillot Molteni (taille 2) en acrylique, avec trois poches à l'arrière ; un cuissard "Blocher" en acrylique avec peau de chamois et poche arrière ; deux bidons Atox "Jean-Claude Blocher".

Je portais cette tenue lors de mes petites sorties en Seine-et-Marne avec mon père ou mes copains. L'un d'eux, Philippe Terrier, portait aussi un maillot Molteni. Deux coureurs avec le même maillot, c'était la classe.

Hélas, je n'ai pas retrouvé les casquettes blanches faisant partie du lot : sur la visière était inscrit "Blocher" et sur le côté "Le Perreux". Une bande verte et rouge traversait le sommet de la casquette (voir photo ci-dessous). Bien entendu, c'est sur mon vélo "Blocher" que j'arborais ces couleurs. Vélo sur lequel je roule toujours.
Prêt pour une sortie en Molteni ?
En partant de la gauche, mon père est le 3e et moi le 4e.

13 septembre, 2013

Critérium de Saclas-Méréville 1975 : Tosi fait deux derrière Esclassan

Ah ! le bon vieux temps des critériums cyclistes, après le Tour de France. Le samedi 13 septembre 1975, alors âgé de neuf ans, deux jours avant la rentrée des classes, je partis encourager le copain de mon père, Pierre Tosi, alors jeune coureur professionnel à l'UNCP. Bien que n'ayant pas participé au Tour de France, il prenait le départ du critérium de Saclas-Méréville (Essonne).

30 août, 2013

Olivier Mallais et son Mercier rose à l'Anjou vélo vintage

En quelques jours à peine, mon collègue Olivier Mallais a rassemblé sa famille et des amis autour d'un projet roulant : participer à l'Anjou vélo vintage, en juin dernier ! Changement de ruban de cintre et de câbles, nettoyage et vérification des vélos non utilisés depuis un moment... Résultat : de magnifiques cycles, dont un Raymond Delisle, un Darnois et un Mercier rose.

13 avril, 2013

Sur mon vélo Lejeune d'enfant en 1974

Ce matin, un des premiers week-ends ensoleillés depuis longtemps - le printemps est là depuis trois semaines ! -, j'ai fait une petite sortie sur les bords de Marne. Le départ étant pris au point du jour, j'ai choisi ma vieille randonneuse Rando-Cycles, équipé d'une dynamo Union (matériel allemand).

10 décembre, 2024

Souvenir de Créteil : l’ex-coureur cycliste Henri Arnoux

Arnoux en maillot Carrara-Dunlop. Collection Jean-Marie Letailleur
 J'apprends, avec cinq ans de retard, qu'Henri Arnoux est décédé. Coureur indépendant dans les années 1940-1950, Arnoux, né le 10 décembre 1921 au Plessis-Trévise (94), est décédé le 5 février 2019 au Château d'Oléron (Charente-Maritime). J'évoque son souvenir car ce fut dans sa petite boutique de cycles, au 2, av. Jean-Baptiste-Champeval, que mon père m'acheta mon vélo demi-course Lejeune, en avril 1973. Arnoux, coïncidence, est décédé comme mon père en 2019.

Palmarès d'Arnoux en 1946, à l'US Créteil (source : clicssurlecyclisme) :

- 10e du Prix Thomann amateurs ;

- 9e du Prix Marcel-Thouzeau à Montlhéry ;

- 3e du Prix d'Ormesson-sur-Marne, 3e et 4e catégories.



Réclame pour les vélos Carrara, avec l'adresse de la boutique d'Arnoux.


07 juillet, 2022

Dieppe-Rouen en randonneuse vintage

Six heures trente du matin. Je suis le premier client dans la salle à manger de l'hôtel, à Dieppe. Je remplis mon estomac (céréales, viande, oeufs brouillés et fruits) et les poches de mon maillot de cycliste (pêche, banane, abricots). Au programme : cent kilomètres pour atteindre Rouen.

La nature plus forte.
LE VELOMANE VINTAGE

Sept heures trente. Je roule seul sur l'Avenue Verte London-Paris, soit trente six kilomètres jusqu'à Neufchâtel-en-Bray, avec le vent de face. Le soleil teinte de vert clair les prés, dans lesquels des vaches Holstein sont parsemées. Un paysage de boîte de camembert. A un croisement, une demeure à colombages de laquelle sort un vieillard à l'énorme moustache blanche ; il répond à mon salut par un sourire. A deux-mille-cinq-cents kilomètres de la guerre en Ukraine, la vie est paisible en Seine-Maritime.

A Neufchâtel-en-Bray, pose banane. Je quitte l'Avenue Verte pour la D 1, large route gravillonneuse. Bien que peu de voitures y circulent – c'est dimanche –, je préfère troquer cette voie contre de petites routes champêtres. 

Campagne, me voici ! Tes routes sont celles que j'aime : des touffes d'herbe ont percé la chaussée, aucun véhicule à moteur ne circule. J'adore tes descentes, dans lesquelles je relâche mes muscles. Je suis toutefois attentif car un obstacle peut toujours surgir. Une petite tache sombre traverse la chaussée. Une musaraigne s'est engagée. Alertée par les tressautements de ma randonneuse (quatre-vingt dix kilos avec le cycliste), le minuscule mammifère hésite et fait demi-tour vers le bas-côté.

C'est aussi sur un bas-côté que je m'accorde une courte halte. Je croque dans une pêche plate prise à l'hôtel. Concentré de fraîcheur et de saveur sucrée, ce fruit est un délice. Plaisir court et intense.

A Buchy, commune libérée par les Canadiens en août 1944, je pique-nique en face des halles où se tient une brocante. J'achète une tablette de chocolat noir, dont le goût fort, avec le café, me manque. 

Dans la chaleur de la mi-journée, j'atteins Blainville-Crevon. Attenant à la salle des fêtes, j'aperçois une cuisine où s'affaire un homme. Accueillant, il remplit mon bidon et m'encourage. Ce genre de rencontre, ces quelques secondes d'aide, de conversation rendent le voyage si agréable et confirment que l'Homme est bon.

La route vers Ry, qui longe le Crevon, sous-affluent de la Seine, est magnifique. Creusant les prés et les bois, la départementale 12 avance lentement comme un serpent. 

Ry : commune dont Flaubert se serait inspiré pour Madame Bovary. Moeurs de province. La rue principale, comme dans un western, est déserte. Au bout, non pas un "general store", mais une droguerie... Ce nom est encore employé ? 

Rendez-vous manqué

Préaux, puis Darnetal et les faubourgs de Rouen. J'achète deux tartelettes et une boîte de Perrier que j'ingurgiterai après mon rendez-vous. J'ai rendez-vous avec la stèle du coureur cycliste Jean Robic, sur la côte de Bonsecours. Hélas, je prends la route dans le mauvais sens, celui de la descente. Je rate la stèle ! Pas de le temps de faire demi-tour (mon train à prendre) et de grimper là où Biquet s'envola pour remporter le Tour 1947. Cette côte de Bonsecours que mon père, au début des années 1950, gravit lors d'une virée Paris-Le Havre-Paris avec son cousin Marco.

J'ai manqué un rendez-vous, mais j'ai pensé à nos anciens cyclistes*. Je leur dédie mon voyage.

*  Robic, Papa, son père et aussi Piero.

Lire aussi :

A emporter : le guide La Côte normand à vélo, de Paulo Moura, Chamina édition.


Avenue Verte London-Paris
Invitation à voyager. LE VELOMANE VINTAGE

Ry en Seine-Maritime
Ry, la vie à l'heure de Flaubert.
LE VELOMANE VINTAGE

Ry Normandie
Ry, comme au Far West. LE VELOMANE VINTAGE


route champêtre
Liberté ! LE VELOMANE VINTAGE

Avenue Verte cyclotourisme
L'Avenue Verte London-Paris.
LE VELOMANE VINTAGE


11 juillet, 2013

J'ai vu le Tour de France à Paris vers 1980

Vers 1980, j'ai vu passer le Tour de France deux années de suite sur le circuit des Champs-Elysées. Avec mon père, nous étions placés à la fin de la rue de Rivoli, face à la Concorde, devant l'Hôtel de la Marine. Chaleur, attente, foule compacte. Puis les klaxons assourdissants des voitures de tête, des motos.

Je me souviens de Bernard Hinault avec le maillot jaune, dans les premières places du peloton, concentré, tête nue. Le Blaireau m'a paru assez petit, sur son Gitane bleu. Mon père avait trouvé sa position "pas très belle". Je me rappelle aussi la queue de peloton, avec un ou deux coureurs de l'équipe Jobo (maillots oranges). L'un d'entre eux portait des lunettes. Mariano Martinez ? Le peloton était étiré, comme d'habitude à cet endroit.

27 février, 2014

Le cycliste Jean Vittore précéda Robert Marchand

Robert Marchand, le cycliste de 102 ans qui bat encore des records de vitesse a eu un prédécesseur. Notre confrère auteur du blog Montour1959lasuite.blogspot.fr a publié deux articles sur un certain Jean Vittore, cycliste niçois qui participait à des courses à plus de 80 ans.

18 octobre, 2023

Les gestes du cyclard : localiser le trou dans la chambre à air

 Le vélo, c'est une gestuelle. Mon père, il y a bien longtemps, m'apprit comment, en cas de crevaison, rechercher le trou dans la chambre à air. A la maison, il me présenta la méthode de la bassine, qui consiste à plonger la chambre regonflée dans l'eau, les bulles d'air désignant l'emplacement du trou. 

Rechercher un trou dans une chambre à air
Des bulles s'échappent ? Le trou est là ! 
Mon père me décrivit d'autres méthodes, applicables sur la route : regonfler autant que possible la chambre ; pour localiser la fuite, faire tourner la chambre au dessus de la lèvre supérieure (l'emplacement de la moustache), partie assez sensible, ou près de l'oreille. Le sifflement d'air se fait sentir ou entendre. 

J'ai ajouté à ces méthodes celle issue de ma propre expérience. En pleine nature, notamment à VTT, il m'est arrivé d'immerger la chambre à air dans une bassine naturelle : une mare ou un étang. 

Je limite la réparation d'une chambre à trois rondelles adhésives. Au-delà, je jette la chambre ou la recycle en rubans élastiques.


25 décembre, 2013

L'équipe Lejeune-BP a roulé à Noël

L'équipe Lejeune - BP,
à l'entraînement en hiver (Presse-Sports).
Le père Noël les a gâtés : vélos neufs, casquettes en laine, imperméables... Les coureurs de l'équipe Lejeune-BP n'ont pas résisté à l'envie d'aller essayer leur matériel rutilant malgré le froid, ce matin. Il n'y avait pas grand monde sur la route et le groupe a pris ses aises, occupant la largeur de la chaussée.

Deux coureurs de l'équipe se sont néanmoins fait engueuler par le directeur sportif : ils n'avaient pas les bonnes casquettes ! Ce n'est pas de leur faute : le père Noël s'est trompé ; les casquettes étaient destinées aux Suisses de la Känel Teppiche-Colnago.

Amis cyclistes, retenons la leçon : chez Lejeune-BP, pas de coupure hivernale ; on roule même le 25 décembre.

05 février, 2022

Papa en 1952 : quatre pignons à l'arrière

Quelle mémoire avait Papa. Plus de 65 ans après, il se souvenait des braquets qu'il usait sur son vélo, vers 1952-1953 : 50 x 47 devant et 15-17-19-21 derrière. Des souvenirs qu'il aimait me raconter et que j'ai eu la bonne idée de noter. 

Avec quelques photos de lui, bien sur son vélo, il me reste ainsi la trace du cycliste que fut mon père Robert.

Mes autres articles évoquant mon père


13 décembre, 2025

Mes vélos vont se reposer plusieurs mois

Cela m'est pénible. Ces prochains mois, je vais devoir mettre mes vélos au repos. 

En janvier 2026, je serai opéré de la coiffe des rotateurs, située à l'épaule. Ce sont les séquelles d'une chute que j'ai subie, il y a près de cinq ans, qui causa la rupture du tendon supra-épineux. Malgré une rééducation musculaire avec élastiques, les douleurs sont réapparues en septembre. 

Une nouvelle chute, il y a trois semaines, sur la même épaule, m'a coûté la rupture d'un autre tendon. Je ne peux plus lever le bras, par exemple pour ranger un objet en hauteur, ce qui est handicapant dans la vie quotidienne.

Pour garder la forme, je prévois de m'exercer sur un vieux vélo d'appartement Lejeune, qu'utilisèrent mon grand-père et mon père. J'essayerai ainsi de conserver mon coup de pédale et mon rythme cardiaque tant bien que mal. Parallèlement, je suivrai un programme de rééducation de l'épaule. Tout cela prendra entre trois et six mois avant, je l'espère, de retrouver la forme et les petites routes de campagne.

Une laps de temps durant lequel mes autres vélos feront "la coupure".


Aux petites soins pour le cycliste,
l'ambulance Salza.

28 juin, 2021

Le centenaire de la naissance de Jean Robic

Biquet, désolé ! je célèbre l'anniversaire de ta naissance avec dix-huit jours de retard. Un anniversaire particulier, car le 10 juin 2021, Jean Robic, tu aurais eu cent ans. Tu es mort bien avant, à cinquante-neuf ans, le même jour que mon grand-père, dont tu étais le coureur préféré. (Comme toi, il était Breton.) 

Trompe-la -mort, tu es mort sur la route, en revenant d'une course d'anciens coureurs et d'un repas arrosé, dans ton Audi encastrée derrière un poids-lourd. Violente fin, ce 6 octobre 1980, pour celui qui se faisait violence pour dominer le peloton du haut de son mètre soixante-et-un (ou cinquante-sept, selon les sources)... et être vainqueur du Tour de France 1947.

Je pense à toi quand je passe près de la redoute, au bois de Vincennes, là où tu gagnas le premier championnat du monde de cyclo-cross en mars 1950.

Bon anniversaire, Tête-de-cuir !

A lire : mes autres articles sur Jean Robic

Jean Robic avec ses amis anciens coureurs.

Jean Robic
L'Équipe, 5 juin 1970.


23 juin, 2018

Le coureur cycliste André Mahé et son pavé

André Mahé (1919-2010) gagna Paris-Roubaix en 1949, ex aequo avec Serse Coppi. Mahé connut les pavés, souffra dessus. Mais son rapport avec ce bloc de pierre ne s'arrête pas là. Pour cultiver sa volonté, qualité essentielle au cycliste, le coureur effectuait un exercice chaque matin - par tous les temps -, au saut du lit : il ouvrait ses volets et là, sur le rebord de sa fenêtre, attrapait un pavé qu'il reposait un peu plus loin sur le rebord. Un matin, le pavé de gauche à droite ; le lendemain, le pavé de droite à gauche ; etc.

Cette anecdote m'a été racontée par mon père, jeune coureur amateur dans les années 1950, qui la tient lui-même de Jacques Roi, directeur sportif à cette époque.

André Mahé sur les pavés de Paris-Roubaix
André Mahé, Paris-Roubaix 1949.
Il rapporta son pavé "de volonté" de cette course.