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06 avril, 2026

A défaut de vélo, la marche et l'escalier

 Je suis privé de vélo et de course à pied depuis le 15 janvier. Pour garantir une bonne cicatrisation après mon opération de l'épaule (coiffe des rotateurs), je dois éviter tout risque de chute. Pour garder la forme, j'ai substitué au pédalage la marche.

Cette nouvelle vie de piéton, j'y prends goût. Mes virées de 8 à 15 kilomètres, plusieurs fois par semaine, à bonne vitesse (6 km/h environ), me plaisent. Le tour du bois de Vincennes, les bords de Marne, le haut de Montreuil... que de sentiers, de rues calmes à suivre. Autour de la piste du Polygone, je salue mes copains cyclistes. 

La chaise contre un mur

L'escalier du parc des Guilands.
LE VELOMANE VINTAGE
Pour le coeur, les poumons et les cuisses, je m'astreins à des montées d'escalier au parc Jean-Moulin-les  Guilands à Montreuil. Plus de 160 marches escaladées deux par deux quatre ou cinq fois de suite, ça vaut bien de petites bosses à vélo. Le rythme cardiaque monte, les jambes brûlent légèrement. L'exercice de la chaise, contre un mur, à raison de trois fois une minute complète la séance.

Pour garder le geste du pédalage, je monte aussi sur un vélo en libre-service qu'on trouve dans certains jardins publics. Une application mobile connectée au vélo par Bluetooth affichent la vitesse, la distance, le temps parcouru. Economique et accessible, en plein air, c'est mieux que pédaler dans une salle de sport.

A côté de ces séances d'exercice, je travaille, avec le kinésithérapeute, à ma "rééducation", c'est-à-dire à retrouver la mobilité et la musculature de mon épaule. 

Je me demande quelles seront mes sensations sur le vélo, sur la route, lorsque le chirurgien m'autorisera à remonter dessus, en principe fin avril.

13 décembre, 2025

Mes vélos vont se reposer plusieurs mois

Cela m'est pénible. Ces prochains mois, je vais devoir mettre mes vélos au repos. 

En janvier 2026, je serai opéré de la coiffe des rotateurs, située à l'épaule. Ce sont les séquelles d'une chute que j'ai subie, il y a près de cinq ans, qui causa la rupture du tendon supra-épineux. Malgré une rééducation musculaire avec élastiques, les douleurs sont réapparues en septembre. 

Une nouvelle chute, il y a trois semaines, sur la même épaule, m'a coûté la rupture d'un autre tendon. Je ne peux plus lever le bras, par exemple pour ranger un objet en hauteur, ce qui est handicapant dans la vie quotidienne.

Pour garder la forme, je prévois de m'exercer sur un vieux vélo d'appartement Lejeune, qu'utilisèrent mon grand-père et mon père. J'essayerai ainsi de conserver mon coup de pédale et mon rythme cardiaque tant bien que mal. Parallèlement, je suivrai un programme de rééducation de l'épaule. Tout cela prendra entre trois et six mois avant, je l'espère, de retrouver la forme et les petites routes de campagne.

Une laps de temps durant lequel mes autres vélos feront "la coupure".


Aux petites soins pour le cycliste,
l'ambulance Salza.

13 avril, 2025

A vélo au bord de la Marne : j'ai mangé de la luzerne

Chute de cycliste dans l'herbe
Mon Lapébie dans la prairie.
LE VELOMANE VINTAGE
Les oiseaux chantaient, les pelouses était tapissées de pissenlits. Je roulais en compagnie de mon copain Yoan, aux bords de Marne, à Gournay, sur la piste cyclable. En pleine discussion, mon vélo vintage Lapébie a soudain fait un saut. La gamelle ! Ejecté, j'ai fait une roulade hors piste sur l'herbe, sur cinq mètres. Un couloir de trèfles écrasés témoignait de mon atterrissage. En jargon cycliste, j'ai "brouté", "mangé de l'herbe sur place", "mangé de la luzerne"... (Paul Fabre, Expressions du cyclisme, éd. Bonneton).

En quelques secondes, j'étais debout à chercher la cause de cette chute : une faible bosse sur la piste, sans doute générée par une racine. Cela a suffit à créer un tremplin, et faire pivoter mon cintre, que je ne devais pas tenir suffisamment fort. Chute sans gravité car amortie par des trèfles à quatre feuilles.

02 décembre, 2023

Chutes dans le peloton sur l'anneau de Vincennes !

 Ce matin, dans le bois de Vincennes, au retour d'une petite sortie à VTT, j'ai suivi un club de jeunes cyclistes en file indienne. Des gamins de dix à seize ans environ, sur des VTT et des cyclo-cross. Arrivés à la pyramide, à l'entrée du circuit Raymond-Poulidor, nos routes se sont séparées devant une scène glaçante : un attroupement, des vélos à terre, des camions de pompiers, des sauveteurs donnant les premiers soins à des personnes allongées au milieu et au bord de la piste. Plusieurs d'entre eux étaient enveloppés dans des couvertures de survie (il faisait zéro degré environ). Conscients ? Inconscients ?

Par décence, je ne me suis pas approché des victimes et de leurs secouristes. J'ai un instant pensé faire quelques photos, de loin, pour le blog, mais je me suis vite ravisé ; cela aurait été vraiment indécent.

Etrange scène

Bizarrement, deux chutes semblaient s'être produites : l'une, collective, au virage devant l'entrée du circuit (premier groupe de blessés), et une autre à cent cinquante mètres (un seul blessé).

Etrange scène, tout de même, où les cyclistes valides contournent les victimes dans leurs couvertures dorées, puis continuent leur route. 

J'espère qu'aucun de mes copains et copines de l'anneau cyclable n'a été mêlé à ces gamelles.

Cela conforte aussi ma réticence à rouler dans ces pelotons du week-end. Je préfère rouler seul ou en très petit groupe.

Mise à jour le 7 décembre 2023 : d'après un copain qui roulait là ce matin-là, des chevaux du club de l'UCPA seraient à l'origine des chutes de cavaliers et, peut-être, de cyclistes.

Lire aussi :

L'anneau cyclable du bois de Vincennes est-il réservé aux cyclistes "sportifs" ? (levelomanevintage.blogspot.com)

Cycliste accidenté : porter les premiers secours (levelomanevintage.blogspot.com)

10 juillet, 2021

Tour de France 1970 : chutes graves... mais pas mortelles !

Avant l'obligation du port du casque par l'UCI (Union cycliste internationale) en 2003, les coureurs cyclistes professionnels pouvaient subir de graves blessures à la tête en cas de chute. Si certains en moururent, d'autres passèrent près de la mort, par exemple lors du Tour de France 1970. Enrico Paolini fut victime d'une double fracture du crâne et du rocher après avoir heurté un panneau métallique ! Lors du même Tour, Herman Van Springel chuta dans la descente du col de Festre, après s'être accroché avec l'Espagnol Andrés Gandarias Albizu. 

Les photos (ci-dessous) publiées par L'Equipe le 21 juillet 1970 sont impressionnantes et nous rappellent, cyclistes du dimanche, l'importance du port du casque. Car le risque de traumatisme crânien n'existe pas uniquement au cours d'une descente de col à 80 km/h : une chute même à 20 km/h, voire à l'arrêt, peut être dommageable. 

Enrico Paolini chute
Chute de Paolini, Tour de France 1970. L'EQUIPE.

Herman Van Springel chute
Chute de Van Springel et Gandarias,
Tour de France 1970. L'EQUIPE.


24 février, 2018

Accidents de vélo : les jeunes hommes sont les premières victimes

Les hommes sont davantage victimes d'accidents de bicyclette (loisirs, sport, travail...) que les femmes. Chez eux, la plupart des pépins surviennent avant 44 ans, avec un pic chez les 20-24 ans. Le nombre d'accidents baisse jusqu'à l'âge de 26 ans environ pour remonter jusqu'à 40 ans, puis baisser ensuite régulièrement. Chez les femmes, le pic d’accidents est atteint entre 55 et 59 ans, puis le nombre d’accidents de vélo diminue.

30 septembre, 2017

Les destins tragiques de coureurs de l'équipe Bic

Hormis un prénom commençant par la lettre "J", connaissez-vous les deux points communs qu'avaient les coureurs José Samyn, Jean-Jacques Fussien et Joachim Agostinho ? Le premier : ils ont couru dans l'équipe Bic. Le second : ils sont morts sur le vélo : Samyn et Agostinho lors d'une compétition, respectivement en 1969 et 1984 ; Fussien à l'entraînement, en 1978, en percutant une caravane derrière laquelle il s'abritait du vent.

23 août, 2013

Le chien, ennemi du cycliste

Quelle joie de rouler à vélo en plaine campagne... s'il n'y avait pas ces chiens. Quels abrutis, ces clébards gueulards, dans les cours de fermes, devant les maisons. Dans bien des cas, le cycliste se trouve désemparé si l'animal court vers lui.