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05 septembre, 2026

Tempête sur l'anneau cyclable du bois de Vincennes

L'affichette "Polydor".
LE VELOMANE VINTAGE

 Y a plus d'respect, mes braves gens. Une affiche prévient les cyclistes qu'en raison de la récente tempête, jeudi 27 août 2026, l'anneau cyclable du bois de Vincennes est fermé : sur celle-ci, un malheureux fonctionnaire a titré l'affiche "Anneau cyclable Raymond Polydor".

Ah ! la coquille. Polydor, c'était un label de disques germano-britannique fondé en 1913, pas le célèbre coureur cycliste qui connut la "poupoularité", comme le disait Antoine Blondin.

Y a plus d'respect, mes braves gens.

Au fait, les jeunes cyclistes qui tournent sur cet anneau créé en 1979 connaissent-ils Poulidor ? Anquetil ? Merckx ? Parlent-ils le jargon des cyclards ? Ont-ils vu "l'homme au marteau", "la sorcière aux dents vertes"...

Pour revenir à la tempête, le paysage du 28 août au matin me rappelle celui de décembre 1999, quand les tempêtes Lothar et Martin avaient rasé une partie de la France, dont le bois de Vincennes. En plus, ce 28 août, l'anneau cyclable était inondé, les feuilles ayant bouché les regards.

Trois jours après, le bois et la piste ont retrouvé leur aspect habituel. Les branches cassées et feuilles arrachées par le vent ont été déblayées par les ouvriers municipaux. Les cyclistes ont repris leurs innombrables tours sur le circuit.

L'anneau fermé pour sécurité,
le 29 août 2026. 
LE VELOMANE VINTAGE

L'anneau inondé, le 28 août 2026.
LUIGI.





30 août, 2026

A vélo autour de Lamotte-Beuvron

Des pistes sur lesquelles mes pneus
s'enfoncent dans le sable.
LE VELOMANE VINTAGE
 Des routes droites et plates, bordées de forêts clôturées. Je suis en Sologne, près de Lamotte-Beuvron (Loir-et-Cher). Sur mon VTT ancien à fourche rigide, je comprends que cette commune fut autrefois appelée "capitale de la chasse" : les forêts aux pancartes "propriété privée" sont pourvues de miradors, ces constructions légères en bois servant aux battues ou aux chasses à l'affût. Autre signe, j'aperçois dans un café, à Chaumont-sur-Tharonne, des vêtements de chasse en vente, exposés sur un portant. Mieux vaut pédaler ici hors saison de chasse.

Terrain sablonneux

Surtout, comme je le fais, si vous roulez hors route. Connaissant peu la région, j'ai apporté un VTT. (Un gravel aurait aussi fait l'affaire.) Je peux ainsi suivre les pistes en forêt, entre deux propriétés, que la canicule et la sécheresse a, sur certaines portions, transformées en terrain sablonneux. Je mets pied à terre car mes pneus de 1,75 pouce sont trop fins et trop gonflés pour passer sur terrain meuble.

Dans ces forêts, personne ; la chaleur a dissuadé promeneurs et cyclistes. Néanmoins, un matin, je rencontre un couple de sexagénaires locaux sur VTT. Nous faisons un bout de chemin ensemble. Ils me montrent les étangs d'élevage d'esturgeons, qui produisent le caviar de Sologne.

Hommage au 3e régiment de spahis algériens
Hommage aux morts du
3e régiment de spahis algériens.
LE VELOMANE VINTAGE 
Lorsque je reprends la route, j'accélère, même si le rendement des gros pneus est faible. Ici, pas de croisements (hormis dans les villages) et un revêtement en bon état. En été, le vélo de course est tout indiqué.

A la recherche d'une carte routière (TOP 100), j'entre dans un café-bureau de tabac-marchand de journaux. Aucune carte en vente, m'informe la patronne. Un client septuagénaire engage la conversation avec moi.

"D'où venez-vous ?
— De région parisienne.
— Où exactement ?
— Vers Vincennes.
— Ah ! Vincennes, la piste du polygone ! Je connais, j'habitais à Montreuil."

Cycliste lui aussi, il se demande s'il a chez lui une carte de la région à me prêter. Je le remercie de sa proposition et de l'accueil qui m'a été fait, puis je prends congé.

Je repars sur les routes droites et plates avec le sourire. J'aime ces conversations courtes, qui témoignent de la bonté dont font preuve certaines personnes. 


Vélo en Sologne
Foncez tout droit ! LE VELOMANE VINTAGE


Des circuits pour le vélo et la marche, à travers la forêt.
LE VELOMANE VINTAGE


Une pause sous les pins sylvestres, en écoutant le chant
des oiseaux. LE VELOMANE VINTAGE


22 août, 2026

A vélo sur les chaucidous bretonnes

En quelques années, je constate que certaines routes bretonnes sont de plus en plus ornées de chaucidous ou chaussidous. Cet acronyme désigne une "chaussé pour les circulations douces" aussi dénommée "chaussée à voie centrale banalisée".

Il s'agit d'un aménagement routier proposé par le Cerema (Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement) dans une fiche publiée en 2017. La CVCB, définit le Cerema, est "une chaussée étroite sans marquage axial dont les lignes de rive sont rapprochées de son axe. Les véhicules motorisés circulent sur une voie centrale bidirectionnelle et les cyclistes sur la partie revêtue de l'accotement appelée rive. La largeur de la voie ouverte aux véhicules motorisés est insuffisante pour permettre le croisement, ces derniers empruntent donc la rive lorsqu'ils se croisent, en vérifiant auparavant l'absence de cyclistes".

CVCB près de Saint-Coulomb (Ille-et-Vilaine).
LE VELOMANE VINTAGE.
La recommandation du Cerema s'accompagnait cependant de restrictions : "Le niveau de service proposé aux cyclistes par la CVCB est a priori inférieur à celui offert par les pistes et bandes cyclables. En effet, les véhicules motorisés sont par défaut autorisés à circuler (pour se croiser), s'arrêter et stationner sur la rive. Les piétons peuvent également l'emprunter. Ce type d'aménagement n'est donc à envisager que si l'ensemble des solutions possibles pour prendre en compte les cyclistes a été examiné." Il ne figure à ce jour pas dans le Code de la route.

Comme je l'ai constaté cet été autour de Cancale (Ille-et-Vilaine) et Roscoff (Finistère), les CVCB sont assez nombreuses. Je trouve assez sécurisant d'y circuler, avec l'impression, peut-être naïve, que le marquage au sol rappelle aux conducteurs de véhicules à moteur de garder une distance lorsqu'ils me dépassent.

Je note aussi que les chaucidous sur lesquels j'ai roulé comportaient sur leurs rives un marquage conforme aux prescriptions du Cerema, à savoir des chevrons et non des silhouettes de cyclistes. Ces dernières sont à proscrire, car elles créent une confusion avec la bande cyclable, voie de circulation réservée aux cyclistes, interdite à la circulation, à l’arrêt et au stationnement motorisé.


08 août, 2026

A vélo, ramassage de patates sur les routes du Léon

Sur les routes, des patates ?
LE VELOMANE VINTAGE
 Cinq années étaient passées. Je reviens à Roscoff (Finistère nord) rouler sur les routes du pays de Léon. Ici, pas de canicule ces jours-ci. La végétation est sèche, victime des récentes chaleurs. Mais un vent frais, en bord de mer, rend l'atmosphère agréable. Moins de vingt degrés au petit matin, c'est idéal pour rouler. 

Il y a cinq ans, j'avais apporté mon cyclo-cross Sprint ancien équipé de pneus de 28 mm de large. Cette année, j'ai voulu rouler sur mon Origine en carbone, qui a fêté ses onze ans. Malgré les pneus de 25 mm, je trouve qu'un vélo chaussé plus large et avec pédales SPD ou pédales plates aurait été plus indiqué. Je m'explique, cher lecteur : les itinéraires verts (véloroutes) du pays sont ponctués de petites portions de gravier, cailloux... des chemins poussiéreux qui me contraignent à mettre pied à terre avec mes chaussures à cales de route. Je fais clop-clop sur le bas-côté en herbe pour passer ces portions non bitumées.

Saint-Pol-de-Léon, terre de patate.
LE VELOMANE VINTAGE

L'avantage de rouler ici, c'est de pouvoir faire son marché en cours de route. Les camions transportant des pommes de terre en perdent quelques-unes lorsqu'ils passent sur des bosses ou dans les virages. Alors me voici m'arrêtant et chargeant les poches de mon maillot de patates de toutes tailles. J'apprends que le Haut-Léon où je circule est un pôle majeur de production et de transformation de la pomme de terre en Bretagne.

Il y a cinq ans, j'avais ramassé de la sorte des oignons roses, les fameux oignons de Roscoff (AOC).


17 avril, 2026

Première sortie à vélo après trois mois d'arrêt

Aujourd'hui, trois mois et deux jours après mon opération de l'épaule (coiffe des rotateurs), je peux remonter sur le vélo. La cicatrisation des tissus internes est en théorie achevée. 

Dans la fraîcheur du bois de Vincennes, ce matin, sur mon VTT à fourche rigide, j'ai circulé dès sept heures et demi sur l'anneau du polygone. Retrouvailles avec mes copains cyclistes, Michel, Jacques, Serge, Henri. Npus avons ri en parlant des films avec Michel Serrault, Jean Poiret, Jean-Pierre Marielle... Quel plaisir de discuter à la même hauteur que mes semblables, le cul sur la selle.

La cul sur la selle, justement : ça fait mal après trois mois entre parenthèses... pédestres. Car après un trimestre de marche quotidienne (même à bonne allure), le corps oublie la position du cycliste. C'est pourquoi, au bout de quarante minutes, j'ai éprouvé le besoin de lever de plus en plus fréquemment mes fesses de la selle. Hop ! en danseuse.

Au terme de cinquante minutes, j'ai décidé de sortir du circuit. Trop mal au cul, une sensation que j'avais oubliée après tant d'année de vélo. Je sentais aussi une tension musculaire à l'épaule, du fait de la position de mon bras, posé sur le cintre réglé assez bas. 

Malgré ces inconforts, cette première sortie m'a fait du bien. Vivement la prochaine.


06 avril, 2026

A défaut de vélo, la marche et l'escalier

 Je suis privé de vélo et de course à pied depuis le 15 janvier. Pour garantir une bonne cicatrisation après mon opération de l'épaule (coiffe des rotateurs), je dois éviter tout risque de chute. Pour garder la forme, j'ai substitué au pédalage la marche.

Cette nouvelle vie de piéton, j'y prends goût. Mes virées de 8 à 15 kilomètres, plusieurs fois par semaine, à bonne vitesse (6 km/h environ), me plaisent. Le tour du bois de Vincennes, les bords de Marne, le haut de Montreuil... que de sentiers, de rues calmes à suivre. Autour de la piste du Polygone, je salue mes copains cyclistes. 

La chaise contre un mur

L'escalier du parc des Guilands.
LE VELOMANE VINTAGE
Pour le coeur, les poumons et les cuisses, je m'astreins à des montées d'escalier au parc Jean-Moulin-les  Guilands à Montreuil. Plus de 160 marches escaladées deux par deux quatre ou cinq fois de suite, ça vaut bien de petites bosses à vélo. Le rythme cardiaque monte, les jambes brûlent légèrement. L'exercice de la chaise, contre un mur, à raison de trois fois une minute complète la séance.

Pour garder le geste du pédalage, je monte aussi sur un vélo en libre-service qu'on trouve dans certains jardins publics. Une application mobile connectée au vélo par Bluetooth affichent la vitesse, la distance, le temps parcouru. Economique et accessible, en plein air, c'est mieux que pédaler dans une salle de sport.

A côté de ces séances d'exercice, je travaille, avec le kinésithérapeute, à ma "rééducation", c'est-à-dire à retrouver la mobilité et la musculature de mon épaule. 

Je me demande quelles seront mes sensations sur le vélo, sur la route, lorsque le chirurgien m'autorisera à remonter dessus, en principe fin avril.

02 août, 2025

Vélo dans le Quercy : montagnes russes et villages sans commerces

 Envie de solitude ? de routes désertes ? Rendez-vous dans le Quercy, sur le causse de Gramat (Lot). Entre la vallée de la Dordogne et celle du Célé, ce plateau aride est à nouveau, cet été, mon terrain d’exercice cycliste. 

Des sorties de 50 à 70 km me conviennent, avec un dénivelé positif de 800 à 900 m. La succession de descentes et bosses, des montagnes russes, m’obligent à adapter en permanence mes braquets. Quel plaisir de pédaler sur mon Axxome Origine si léger, qui a dix ans cette année. Souvent, pour remonter de la vallée du Célé, au Sud, je grimpe sur le 34x21 ou 23. Je garde le pignon de 25 en réserve, si un « mur » se présente. 

Moutons et vaches

Sur les petites routes, les voitures sont quasi absentes et les cyclistes très rares. Je longe les murets de pierres calcaires derrière lesquelles des moutons ou des vaches m’observent. 

J’aime saluer les rares habitants des villages que je traverse. Nous échangeons quelques mots sur les beaux paysages, et l’absence de commerces. Je trouve dommage qu’il n’y ait plus de cafés, d’épiceries, de boulangeries. Quissac, Lunegarde, Carlucet, Reilhac…, de beaux villages où les habitants sont contraints d’aller en voiture à Gramat ou autre centre-bourg pour s’approvisionner. 

Pour explorer cette région, une excellente adresse ou passer un séjour : le Bois de Faral, au sud de Gramat (bois-de-faral.com).

Très utile, la carte IGN Top75026 (1 cm pour 750 m).

Quissac-en-Quercy, pause sous le soleil.
(LE VÉLOMANE VINTAGE)

Marcilhac-sur-Célé, du plat en vallée. Ouf !
 (LE VÉLOMANE VINTAGE)

Un matin frais et brumeux à Soulomès.
(LE VÉLOMANE VINTAGE)

Carlucet. La cloche de l’église sonne
dix heures. (LE VÉLOMANE VINTAGE)

07 mai, 2025

A vélo dans la chaude vallée de la Bièvre

 Jeudi 1er mai, je m'octroie une journée entière de vélo. Au programme : une centaine de kilomètres avec un pique-nique à mi-chemin. Un avant-gout de vacances. Destination : l'ouest de Paris, la vallée de Chevreuse, une région que je connais assez peu.

Au bout, le domaine et le moulin d'Ors.
LE VELOMANE VINTAGE
Départ à 8 heures sur ma randonneuse Rando-Cycles. Traversée de Paris d'est en ouest, un itinéraire peu fréquenté à cette heure, un jour férié. A Boulogne, je descends au sud vers Issy-les-Moulineaux et Meudon. Passé les quartiers pavillonnaires puis de grands immeubles, j'arrive à Bièvres. Le soleil a éclaire la campagne vert clair. La chaleur monte sur la voie en gravier qui longe la Bièvre. Je croise des cyclistes, seuls, à deux ou par petits groupes. Le lieu est parfait pour le vélo avec des bosses, des parties boisées qui rafraîchissent, des prairies aux fleurs dorées. Il y en a pour les muscles et les yeux.

A Buc, je fais le tour de l'étang de la Geneste. Le chant des oiseaux m'accompagne. Le terrain est de plus en plus accidenté en remontant vers Toussus-le-Noble. Je pousse à pied mon vélo dans les sous-bois. Vais-je pique-niquer ici ? Non, les moustiques rôdent. Je fais le point sur ma carte : plus loin, toujours au sud, vers Châteaufort. Au croisement des routes départementales 36 et 938, je passe devant la stèle de Jacques Anquetil.

Frugal sandwich

Je descends la route de la Trinité puis me dirige vers le domaine d'Ors. Trop fatigué pour continuer à chercher le lieu parfait pour pique-niquer, je mets pied à terre sur un chemin, non loin de la route. Après mon frugal sansdwich et la pomme, je m'allonge cinq minutes sur les trèfles frais.  

Allez, en selle ! Je me dirige vers Gif-sur-Yvette, commune verdoyante. Vers Saclay, la verdure laisse place à une très longue piste cyclable en bordure de route, brûlée par le soleil. Je monte au nord-est vers Paris. Cette voie présente peu d'intérêt. La prochaine fois, j'éviterai ces zones urbaines en prenant le RER B. Plus à l'Ouest, c'est plus vert. 


La Mérantaise coule devant le domaine d'Ors. 
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Suivre la Bièvre, vers Jouy-en-Josas. 
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Près de l'étang de la Geneste. 
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Sur ma randonneuse, je m'éloigne des routes.
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13 avril, 2025

A vélo au bord de la Marne : j'ai mangé de la luzerne

Chute de cycliste dans l'herbe
Mon Lapébie dans la prairie.
LE VELOMANE VINTAGE
Les oiseaux chantaient, les pelouses était tapissées de pissenlits. Je roulais en compagnie de mon copain Yoan, aux bords de Marne, à Gournay, sur la piste cyclable. En pleine discussion, mon vélo vintage Lapébie a soudain fait un saut. La gamelle ! Ejecté, j'ai fait une roulade hors piste sur l'herbe, sur cinq mètres. Un couloir de trèfles écrasés témoignait de mon atterrissage. En jargon cycliste, j'ai "brouté", "mangé de l'herbe sur place", "mangé de la luzerne"... (Paul Fabre, Expressions du cyclisme, éd. Bonneton).

En quelques secondes, j'étais debout à chercher la cause de cette chute : une faible bosse sur la piste, sans doute générée par une racine. Cela a suffit à créer un tremplin, et faire pivoter mon cintre, que je ne devais pas tenir suffisamment fort. Chute sans gravité car amortie par des trèfles à quatre feuilles.

17 mars, 2025

À vélo : dialogue constructif avec un automobiliste

 Me voici, circulant en ville sur mon VTT vintage, à 25 km/h environ. Sur une voie à sens unique, une automobile me suit depuis quelques dizaines de mètres. Alors que j'occupe ma place, laissant un espace d'au moins un mètre par rapport aux véhicules stationnés, le conducteur émet de petits coups de klaxon. Je le gêne dans sa progression.

Affiche de la Royal Society for the
Prevention of Accidents, Royaume-Uni, 
par Roland Davies, années 1960.
Je serre légèrement à droite et la voiture me dépasse. 

Je la rattrape au feu rouge.

Je fais signe au conducteur, qui baisse sa vitre. 

— Bonjour Monsieur. Désolé de vous avoir gêné, mais sachez que si je me tenais à distance des autos stationnées, c'est pour éviter d'être percuté par une portière qui s'ouvrirait soudainement (accident dit d'emportiérage ou dooring en anglais).*

— Oh, pardon, Monsieur. Je comprends, alors. Je ne fais pas de vélo.

— Bonne journée ! (échanges de sourires).

Voilà qui fut une conversation policée au cours de laquelle j'ai appris à un automobiliste à l'écoute pourquoi nous, cyclistes, pédalions au centre de notre voie.



A voir : un site en anglais sur les campagnes de prévention sur l'emportiérage, Dutchreach.org

* Pratique autorisée (depuis 2015 pour les cyclistes) par l'article R. 412-9 du Code de la route : "Sur les voies où la vitesse maximale autorisée n'excède pas 50 km/ h, un conducteur d'engin de déplacement personnel motorisé ou de cycle peut s'écarter des véhicules en stationnement sur le bord droit de la chaussée, d'une distance nécessaire à sa sécurité." Par ailleurs, l'article R. 417-7 du même code "interdit à tout occupant d'un véhicule à l'arrêt ou en stationnement d'ouvrir une portière lorsque cette manoeuvre constitue un danger pour lui-même ou les autres usagers". Le non-respect de cette règle est sanctionné par une amene forfaitaire de 17 €, prononcée 47 fois en 2023 (Prévenir les violences et apaiser les tensions pour mieux partager la voie publique, E. Barbe, avril 2025, p. 40).

02 mars, 2025

Sur mon cyclo-cross Stevens, bientôt le printemps

Les crocus annoncent l'arrivée du printemps
aux cyclistes. LE VELOMANE VINTAGE
 Dans moins de vingt jours, le printemps sera là. Les crocus me l'ont annoncé hier, sur les bords de Marne, à Champigny. 

Ils m'ont arrêté, alors que je passais sur mon cyclo-cross Stevens. Ce beau vélo fêtera cette année son dixième printemps. 

Dix ans, déjà. Je me souviens que mon père m'avait accompagné chez le marchand de cycles à Paris. En sortant de la boutique, il avait poussé le vélo à la main jusqu'à la voiture, comme il l'avait fait avec mon premier demi-course en 1973.

Papa est mort voici bientôt six ans, au début du printemps.

J'ai pensé à lui en longeant les parterres de crocus, semblables à ceux du jardin familial.


09 février, 2025

A vélo sous la pluie glacée

Tour de l'Indre-et-Loire 1971. Les coureurs sont partis
par 5°C sous zéro. Eddy Peelman gagne à Tours. 
MIROIR DU CYCLISME.
 Rouler sous la pluie glacée, quelle épreuve. Mon corps, prisonnier du froid, frissonne. Accélérer pour monter la température ? C'est vain ; la chaleur libératrice ne vient pas. Mes doigts engourdis ne sentent plus les manettes de dérailleur. Seuls mes pieds ont encore un peu chaud, enveloppés de chaussettes de laine et de couvre-chaussures. 

Une envie d'abréger la sortie me prend. Retour à la maison, pour la douche. Finir à l'eau froide sur les jambes pour faire circuler le sang. Le sang ainsi stimulé réchauffe les membres. Une huile de massage au camphre, un bon repas, un verre de vin et une sieste. C'est pour ces plaisirs, sans doute, que j'ai roulé sous la pluie glacé.


09 novembre, 2024

A vélo : où trouver une pompe, de l'eau ou des outils dans l'espace public

 Besoin de gonfler un pneu de votre vélo ? Vous n’avez pas emporté de pompe sur vous ? Vous devez visser une pièce ? Vous n'avez pas d'outil multifonction ? L’appli Hexplo vous indique les pompes et stations de réparation installées sur l’espace public, et signalées par des cyclistes contributeurs. Ces informations figurent aussi sur l'appli et le site Geovelo, qui mentionne aussi les magasins de cycles.

Ces applis précisent également où trouver des toilettes publiques et points d'eau. Ces derniers étaient déjà recensés, sur contribution des cyclistes, sur eau-cyclisme.com depuis 2014. La société Castalie, fabriquant de fontaines à eau, propose aussi une carte de ces équipements.

Sur Geovelo, un pied de réparation avec pompe est ainsi signalé.

19 octobre, 2024

Liberté, égalité, fraternité en mémoire de Paul Varry, le cycliste tué par un automobiliste

 A l'appel des associations MDB (Mieux se déplacer à bicyclette) et FUB (Fédération française des usagers à bicyclette), des rassemblements de citoyens et citoyennes ont eu lieu devant de nombreuses mairies de France, aujourd'hui. J'étais présent avec une quarantaine de personnes sur le parvis de la mairie de Vincennes (Val-de-Marne), pour la minute de silence en souvenir de Paul Varry, tué à vingt-sept ans par un chauffard à Paris, mardi. 

Au-dessus de nous, sur l'immense porte du bâtiment, figurait la devise inscrite sur le fronton des édifices publics depuis le 14 juillet 1880 : "liberté, égalité, fraternité". Des notions qui, selon moi, devraient s'appliquer idéalement au partage de la chaussée.

Une minute de silence avec l'association
Vincennes à vélo.
La liberté, c'est le mot que les cyclistes avec lesquels je converse parfois associent immédiatement au vélo. Sur nos machines, nous pouvons aller où nous le désirons, dans le respect du Code de la route, avec la satisfaction d'éviter les embouteillages. Les équipements routiers tels que les pistes cyclables, les voies vertes, les vélorues, nous permettent de jouir de cette liberté en sécurité... jusqu'à ce qu'un conducteur pressé s'y insère en toute illégalité. 

L'égalité, c'est ce qui devrait prévaloir pour tous les usagers de la voie publique, soumis au Code de la route. Pour corriger l'insuffisance d'égalité dans bien des cas, ce code prévoit des dispositifs de compensation. Ainsi, parce qu'un cycliste démarre plus lentement au feu vert, parce qu'il est moins visible, des sas aux feux tricolores ont été créés. Ils permettent au cycliste de se placer devant les autres usagers, ainsi mieux vu et en mesure de démarrer plus vite. Hélas, ces sas sont trop souvent occupés par des voitures ou des scooters.

La fraternité, c'est ce qui devrait exister sur la route. Lorsque j'aperçois un cycliste réparant son engin sur le bas-côté, je lui demande s'il a les outils adéquats. (J'ai généralement l'outillage de base pour intervenir avec plaisir.) La fraternité entre cyclistes, je l'observe au feu rouge lorsque nous discutons spontanément. Le décès de Paul la renforcera, j'espère.

Lire aussi :


04 août, 2024

A vélo sur le causse de Gramat

Des parcours de vélo de route servis sur un plateau. C'est le souvenir que je garderai de mon séjour sur le causse (un plateau) de Gramat, dans le Lot. Chaque circuit, entre quarante-cinq et soixante-cinq kilomètres fut un moment de plaisir vélocipédique : des routes quasi désertes et sécurisantes* à peine larges pour que deux voitures se croisent, des forêts de chênes pubescents, des ruisseaux, des rivières (le Célé, la Dordogne), des falaises... Du plaisir, j'en ai pris sur mon vélo Origine, en partant avant huit heures du matin lorsque les biches traversent encore les prairies.

Chênes rafraichissants, près de Couzou.
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Un peu de souffrance, aussi. Que de bosses, dans ce paysage parfois desséché ! Ou plutôt des plongeons : une belle descente, un creux, une côte à gravir, et ainsi de suite. Avec, en récompense, une scène pittoresque comme celle qu'offre le village de Rocamadour (279 m d'altitude), sorte de carte postale en relief. Un autre circuit conduit, après trente kilomètres de faux-plat descendant, à Marcilhac-sur-Célé. Le village se dévoile, soudain, coincé entre de blanches et ocres falaises.

Des cyclotouristes partis de Paris

Plus haut, à Carlucet, je rencontre un couple de cyclotouristes allemands partis de Paris. Quelle prouesse. Ils cherchent une boulangerie car grimper, ça creuse. En une semaine, ce sont surtout des cyclotouristes comme eux, chargés de sacoches, que j'ai croisés, et peu de routiers aux maillots publicitaires

Envie de passer un séjour dans la région avec votre vélo ? Je vous recommande cet hébergement, au Bastit, à neuf kilomètres au sud de Gramat : bois-de-faral.com

* En évitant les deux principaux axes, la D807 et la D840.

En sortant de Marcilhac-sur-Célé.
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Partir avant huit heures, près du Bastit.
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A la découverte du causse.
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Le plaisir des routes désertes.
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Rouler avec le loup à "Rock-Amadour".
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16 juillet, 2024

Cyclotourisme autour de Noyon

Maigret et la péniche ? Maigret et le pêcheur ? Quel titre aurait choisi Simenon pour un roman si le canal latéral à l'Oise, près de Noyon, l'avait inspiré ? Quelle histoire aurait-il raconté s'il s'était trouvé à pédaler comme moi-même et mon ami Fabrice, deux cyclotouristes réunis ce 14 juillet ? 

Car enfin ! nous avons trouvé un moment pour rouler ensemble... souvent deux de front car les routes sont ici quasi désertes. Entre forêts, collines, maisons en briques, châteaux et nécropoles de la Première Guerre mondiale, les routes picardes sont faites pour le cyclotourisme.

Au total cent-soixante kilomètres en deux jours, avec une étape à Blérancourt, à l'hostellerie Le Griffon. Un établissement que je recommande, où nous avons rangé nos vélos en sécurité pour la nuit. Le soir, un bon repas agrémenté d'un Saint-Nicolas-de-Bourgueil, en compagnie de notre ami Jean-Michel, qui nous a rejoints en voiture pour une visite de la région. 

A Blérancourt se dresse le musée national de la Coopéraation franco-américaine, fondé par Anne Morgan, riche héritière américaine qui se mobilise dès 1914 en faveur des populations civiles françaises. Le conflit d'alors a laissé des marques sur bien des murs.

Vingt kilos 

Le canal, entre Tergnier et Noyon. C'est long !
LE VELOMANE VINTAGE
Sur nos vélos – ma randonneuse Rando-cycles des années 1990 et, pour Fabrice, son gravel Origine Trail –, des sacoches de "bikepacking", idéales pour un trajet de deux jours. A l'avant, une sacoche de cintre avec le nécessaire à utiliser en cours de route (casse-croûte, carte routière, téléphone, outillage de réparation, trousse de pharmacie...) ; à l'arrière, une longue sacoche de selle avec les vêtements pour l'étape et une minuscule trousse de toilette.

Ainsi chargées, nos machines avoisinent les vingt kilos chacune. Il faut les tirer, ces mémères, vers le sommet des bosses, comme celle de Coucy-le-Château (un magnifique point de vue, là-haut).

Sur le retour, nous longeons à nouveau le canal latéral à l'Oise, sur la véloroute Scandibérique de Tergnier à Noyon. Vingt-cinq kilomètres assez monotones, à fendre le vent, le nez dans le guidon, pressés d'arriver.

Cette portion du chemin de halage est moins pittoresque que celle du départ. Mais c'est peut-être là, réflexion faite, que Simenon aurait créé sa scène de crime ; il n'a pas de témoins.


Gravel tout terrain près de Folembray.
LE VELOMANE VINTAGE

Traces du passé à Clairoix. LE VELOMANE VINTAGE

Se recueillir sur la route de Blérancourt.
LE VELOMANE VINTAGE

Il est là, l'Homme du Picardie ? LE VELOMANE VINTAGE

Des vélos de 20 kg. J-M OULLION

Tracy-le-Mont, grêlé par les schrapnels. F. GAMBIER

13 avril, 2024

Vélo dans le Finistère sud : un réseau cyclable exemplaire

Photo 1 : large piste cyclable sur la route de 
Sainte-Anne. LE VELOMANE VINTAGE
Au cours de quelques jours passés autour de Bénodet, dans le Finistère sud, j'ai pédalé chaque matin sur les routes et voies vertes du secteur. En ce mois d'avril, la circulation est peu dense, même aux heures dites "de pointe" (vers 8 h 30). Sur les routes départementales, une bande cyclable assez large permet de rouler en sécurité. C'est le cas sur la D44 entre Fouesnant et Combrit, et sur la D45 entre Fouesnant et Pleuven. Les traversées d'agglomérations (Fouesnant, par exemple), se font en toute quiétude sur une piste cyclable, elle aussi large. La route de Sainte-Anne qui relie Fouesnant à Saint-Evarzec est un exemple d'ouvrage : une bande cyclable toute lisse, à double sens, large d'environ trois mètres longe la route (photo 1). 

J'ai aussi apprécié le revêtement en bon état des chaussées et voies cyclables. Quasiment aucun nid de poule. Les inconditionnels du vélo de route en pneus de 23 à 28 cm rouleront avec joie.

Longer la côte, par exemple au coeur des marais de Mousterlin, se fait sur des chemins en revêtement stabilisé, inclus dans la voie 5 Bretagne. Amateurs de gravel et VTT, c'est fait pour vous. En revanche, à éviter si vous roulez sur vélo de route car des flaques d'eau se forment, maculant votre machine d'éclaboussures. Mais quelle paix, ici : aucun véhicule à moteur, juste les chant d'oiseaux (merles, rouges-gorges, mésanges...).

Photo 2. Le pont de Cornouaille.
LE VELOMANE VINTAGE.
Pour rouler sur de petites routes peu fréquentées, privilégiez l'arrière pays. Au nord de Bénodet, pédalez autour de Gouesnach ou au nord du Moulin du Pont, sur la route du Lendu. Montées et descentes douces, entre les haies et les prés.
 
Autre destination : de Bénodet, rendez-vous au Guilvinec. Une fois le pont de Cornouaille passé – sur le trottoir, c'est plus sécurisant (photo 2) –, vous quittez le pays fouesnantais et entrez en pays bigouden. Au Guilvinec, dégustez le kouign de la crêperie Melen, 43 rue de la Marine. Une sorte de pancake roboratif qui nourrit suffisamment pour repartir vers Bénodet.

09 avril, 2024

Autour de Bénodet : vélo, averses et vieilles chapelles


Le ciel a la bougeotte, ce matin. Au départ de Bénodet, dans le Finistère sud, les nuages gris alternent avec des coins d'azur, qui alterne avec des averses. Malgré les 7 degrés, sur mon vieux VTT, je me réchauffe rapidement en grimpant les bosses. A l'entrée d'un hameau, j'ai la gorge sèche. Mon bidon ! J'ai oublié mon bidon ! Vais-je rouler cinquante kilomètres sans eau ? Non. Alors, faire demi-tour ? Non plus. Je marque un arrêt à l'épicerie de Gouesnach, commune où vivait Eric Tabarly. Une petite bouteille de Perrier fera office de bidon. 

La chapelle Notre-Dame-de-Vray-Secours,
à Gouesnach. LE VELOMANE VINTAGE
Au bout du bourg, je m'arrête devant la chapelle Notre-Dame-de-Vray-Secours, austère, plantée au milieu des arbres sans feuillage. Je descends ensuite vers la cale de Pors Meillou (le port aux moulins), où les sabliers déchargeaient leur cargaison. Entre les résineux, la descente est raide et me fait penser aux routes d'Auvergne. Il a plu, les ruisseaux sont pleins, les oiseaux chantent. En paix, en pleine nature, quel plaisir.

Je reprends ma route jusqu'au hameau du Moulin du Pont. Changement de configuration. J'emprunte la D45 jusqu'à Pleuven. Je me sens en sécurité sur la large bande cyclable. De nombreuses voies de ce type, ainsi que des "chaussidoux", sont aménagés dans la région. En Bretagne, les pouvoirs publics ont pensé aux cyclistes.

A Pleuven, la pluie claque sur ma veste en Gore-Tex. Pleuven, pluie, Pleuven, pluie...

La chapelle de Notre-Dame-de-Kerbader.
LE VELOMANE VINTAGE

A présent, c'est une piste cyclable, donc bien séparée de la chaussée, qui longe la départementale. Je pédale avec le sourire, malgré la flotte. 

A Fouesnant, je me dirige au sud-est vers le Cap Coz, une bande de terre qui pointe vers la baie de la Forêt. Demi-tour vers Mousterlin et ses marais. La route se balade entre les prés. Une halte à la chapelle de Notre-Dame-de-Kerbader. A ses côtés, un vieil arbre aux branches crochues, comme dans un film d'horreur de la Hammer.

De retour à Bénodet, je croque une brioche croustillante arrosée de Perrier.


02 décembre, 2023

Chutes dans le peloton sur l'anneau de Vincennes !

 Ce matin, dans le bois de Vincennes, au retour d'une petite sortie à VTT, j'ai suivi un club de jeunes cyclistes en file indienne. Des gamins de dix à seize ans environ, sur des VTT et des cyclo-cross. Arrivés à la pyramide, à l'entrée du circuit Raymond-Poulidor, nos routes se sont séparées devant une scène glaçante : un attroupement, des vélos à terre, des camions de pompiers, des sauveteurs donnant les premiers soins à des personnes allongées au milieu et au bord de la piste. Plusieurs d'entre eux étaient enveloppés dans des couvertures de survie (il faisait zéro degré environ). Conscients ? Inconscients ?

Par décence, je ne me suis pas approché des victimes et de leurs secouristes. J'ai un instant pensé faire quelques photos, de loin, pour le blog, mais je me suis vite ravisé ; cela aurait été vraiment indécent.

Etrange scène

Bizarrement, deux chutes semblaient s'être produites : l'une, collective, au virage devant l'entrée du circuit (premier groupe de blessés), et une autre à cent cinquante mètres (un seul blessé).

Etrange scène, tout de même, où les cyclistes valides contournent les victimes dans leurs couvertures dorées, puis continuent leur route. 

J'espère qu'aucun de mes copains et copines de l'anneau cyclable n'a été mêlé à ces gamelles.

Cela conforte aussi ma réticence à rouler dans ces pelotons du week-end. Je préfère rouler seul ou en très petit groupe.

Mise à jour le 7 décembre 2023 : d'après un copain qui roulait là ce matin-là, des chevaux du club de l'UCPA seraient à l'origine des chutes de cavaliers et, peut-être, de cyclistes.

Lire aussi :

L'anneau cyclable du bois de Vincennes est-il réservé aux cyclistes "sportifs" ? (levelomanevintage.blogspot.com)

Cycliste accidenté : porter les premiers secours (levelomanevintage.blogspot.com)

24 septembre, 2023

A vélo, je salue l'automne 2023

L'Yerres glisse sous le pont, à Soignolles-en-Brie.
LE VELOMANE VINTAGE
  La fraîcheur (9 °C) fait partie du plaisir. Partir de bon matin sur les routes de Seine-et-Marne, en ce début d'automne, est un régal. Peu de voitures, les retrouvailles avec mes copains cyclistes, les jambes qui tournent en souplesse, la visière de la casquette abaissée face au soleil bas... 

La virée de ce matin, c'était tout cela, mais aussi : les parfums de la forêt à Courquetaine ; les douces courbes de l'Yerres, la rivière qui traverse Soignolles-en-Brie, sur laquelle se reflétait le soleil ; les feuillages encore verts, avant leur teinte mordorée d'octobre ; le chevreuil qui traverse la chaussée par bonds, à 100 mètres devant moi...

De l'est soufflait un vent frais. Je l'avais de face au départ, dans le dos au retour, sans stratégie aucune de ma part.

Ce matin, 101 km parcourus sur mon vieux Lapébie en acier. 101 km de plaisir.