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30 novembre, 2024

Les cyclistes peuvent rester à deux de front sur voies vertes, aires piétonnes et zones de rencontres

Sur voie verte, plus besoin de se rabattre. 
LE VELOMANE VINTAGE
Règle bien connue : les cyclistes (sans remorque ni side-car) ne doivent jamais rouler à plus de deux de front sur la chaussée, précise l'article R. 431-7 du Code de la route. Mais ils doivent se mettre en file simple dès la chute du jour et dans tous les cas où les conditions de la circulation l'exigent, notamment lorsqu'un véhicule (voiture, vélo...) voulant les dépasser annonce son approche. Le décret n° 2024-1074 du 27 novembre 2024 supprime toutefois cette obligation de se rabattre lorsque les cyclistes circulent sur les aires piétonnes, les voies vertes, et les zones de rencontre. Le texte est entré en vigueur le 30 novembre 2024.

Lexique utile pour mettre ce texte en application (extrait de l'article R. 110-2 du Code de la route) :

- aire piétonne : section ou ensemble de sections de voies en agglomération, hors routes à grande circulation, constituant une zone affectée à la circulation des piétons de façon temporaire ou permanente. Dans cette zone, seuls les véhicules nécessaires à la desserte interne de la zone sont autorisés à circuler à l'allure du pas et les piétons sont prioritaires sur ceux-ci. Les entrées et sorties de cette zone sont annoncées par une signalisation ;

- chaussée : partie de la route normalement utilisée pour la circulation des véhicules ;

- piste cyclable : chaussée exclusivement réservée aux cycles à deux ou trois roues, aux cyclomobiles légers et aux engins de déplacement personnel motorisés ;

- voie verte : route exclusivement réservée à la circulation des véhicules non motorisés à l'exception des engins de déplacement personnel motorisés, des cyclomobiles légers, des piétons et des cavaliers. Par dérogation, les véhicules motorisés mentionnés à l'article R. 411-3-2 (voitures des riverains, par exemple) peuvent également être autorisés à y circuler à la vitesse maximale autorisée, qui ne peut excéder 30 km/h ;

- zone de rencontre : section ou ensemble de sections de voies en agglomération constituant une zone affectée à la circulation de tous les usagers. Dans cette zone, les piétons sont autorisés à circuler sur la chaussée sans y stationner et bénéficient de la priorité sur les véhicules. La vitesse des véhicules y est limitée à 20 km/ h. Toutes les chaussées sont à double sens pour les cyclistes, les conducteurs de cyclomobiles légers et les conducteurs d'engins de déplacement personnel motorisés, sauf dispositions différentes prises par l'autorité investie du pouvoir de police. Les entrées et sorties de cette zone sont annoncées par une signalisation et l'ensemble de la zone est aménagé de façon cohérente avec la limitation de vitesse applicable.


23 septembre, 2023

Le cycliste face à des autos de plus en plus larges

Cyclisme et autos de plus en plus larges
Croiser une Simca Aronde P60 était aisé pour un cycliste.
Le SUV (sport utility vehicule) est actuellement le type de voiture le plus vendu en Europe. Lourds et larges, ces engins représentent non seulement une menace pour l'environnement, mais aussi un danger pour les cyclistes qu'ils dépassent ou croisent. Sur une étroite route de campagne ou en ville, mieux veux serrer à droite lorsque l'on se trouve face à eux. A moins que leur conducteur ralentisse, voire s'arrête pour nous laisser passer.

Depuis 1960, selon le chercheur Aurélien Bigo, la taille des voitures a augmenté de 14 % en largeur, de 21 % en hauteur et de 3 % en longueur. Croiser une Simca Aronde (1,50 m de largeur) en 1960 était certainement moins impressionnant pour un cycliste que de croiser aujourd'hui un Volkswagen Tiguan (2 m de largeur avec les rétroviseurs déployés).


16 février, 2019

Les cyclistes circulaient-ils mieux autrefois ?

Était-il plus aisé de circuler pour un cycliste, jadis ? Je me pose souvent cette question en observant le nombre de voitures en circulation mais aussi en stationnement. Les rues, aux abords de Paris, sont garnies de véhicules stationnés ; le risque qu'une portière s'ouvre est permanent. Dans les années 1950, 1960, 1970..., certaines photos montrent des rues à demi désertes.

Quant au trafic, il est aujourd'hui quasi permanent la journée. Pas étonnant quand l'Insee établit que 70 % des salariés utilisent la voiture pour se rendre au travail, contre 4 % le deux-roues (motorisé ou non)*. Lorsque je pédale tôt le matin, au bois de Vincennes, les automobilistes avancent lentement. De rares "vélotafeurs" (cyclistes se rendant au travail) casqués, vêtus d'un gilet rétroréfléchissant, coupent à travers les routes forestières fermées aux voitures. Ils respirent l'air pollué, que je sens quand l'air est sec. Les embouteillages existaient déjà dans les années 70. "A l'heure de pointe du matin, en semaine, 17 000 véhicules environ pénètrent dans le Bois par l'une quelconque des voies qui le traversent ou qui forment sa lisière. Des flux de 4 500 à 5 000 véhicules/heure sont enregistrés en certains points sensibles, tels que l'esplanade du Château et la corne orientale du lac Daumesnil", précisait l'Apur (Atelier parisien d'urbanisme) en 1976, dans le magazine Paris Projet n° 18 (p. 66).
Paris 1950, le bonheur pour les cyclistes.

Le parc automobile est passé de 2,3 millions de véhicules en 1950 à 6,2 millions en 1960, puis 13,7 millions en 1970... pour dépasser les 39 millions en 2017 !

* Insee Focus, n° 143, février 2019