samedi 6 avril 2013

De l'art de porter la casquette cycliste de toile

La casquette est au cycliste ce que la barbe est au capitaine Haddock : l'un comme l'autre hésitent, ne savent pas toujours comment la placer.

Rappelez-vous du capitaine devant cette alternative : dormira-t-il la barbe au-dessus ou en dessous des couvertures (Coke en stock) ? Le cyclard s'interroge aussi : porté-je la visière devant ou derrière ? En réalité, quatre possibilités s'offrent au coureur, chacune ayant ses particularités :

  1. La visière devant et relevée : position classique, académique dite "à la Poupou" ;
  2. La visière devant et abaissée : contre la pluie ou le soleil de face. La visière peut légèrement être déplacée sur le côté, selon l'emplacement du soleil ;
  3. La visière derrière et relevée : singulière position, que j'affectionne ;
  4. Eddy Merckx, la visière derrière et de côté.
    Position peu courante, mais efficace.
    Tour de France 1970 (Ina).
  5. La visière derrière, abaissée : contre le soleil de dos. Là-aussi, la visière peut être déplacée en fonction du soleil (photo d'E. Merckx en maillot jaune).
Amis cyclistes, tout est donc affaire de goût, de météorologie et d'idoles.

Souvenez-vous aussi que votre couvre-chef vintage a pour fonction de retenir la sueur, gênante dans les yeux. Mais pour que la gâpette soit efficace, encore faut-il que ses élastiques ne soient pas détendus par le temps.


Marinus Wagtmans (à g.), la visière orientée.
Tour de France 1971.

Fuente, l'arrière de la casquette relevé.
Position typique des années 70.

R. Poulidor, visière abaissée :
position rare.


Dans l'effort, la casquette
fatigue aussi (Luis Ocaña).

R. Poulidor, visière relevée :
position académique.















R. Poulidor, 1963, visière de côté :
pour le centre de gravité ?






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