mercredi 24 juillet 2013

Rencontre à la Cipale avec les Géants du Tour de France

Samedi dernier, le 20 juillet 2013, j'ai passé quelques heures en compagnie d'anciens cyclistes ayant participé au Tour de France, dont Jean-Claude Blocher. Mon ami Pierre Tosi a retrouvé ses anciens collègues coursiers et a rencontré un grand parmi les géants : Ercole Baldini, professionnel de 1956 à 1964.

Depuis le temps que j'entends parler de la Cipale, renommée en 1987 "Vélodrome Jacques-Anquetil"... D'ailleurs, on l'appelle encore la Cipale, même si l'on voue le plus grand respect à Maître Jacques. Ainsi, ai-je enfin pénétré dans ce lieu où était disputée la dernière étape du Tour de 1968 à 1974. Organisée par l'association Les Géants du Tour, dont l'objet est de "promouvoir, perpétuer et honorer la mémoire des coureurs qui ont terminé le Tour de France cycliste", la rencontre avec ces sportifs était un moment rêvé pour un amateur de cyclisme vintage.


Rencontre avec M. Blocher
Jean-Claude Blocher, Guy Maingon
et Pierre Tosi se retrouvent à la Cipale.
A l'entrée, j'ai retrouvé sur mon camarade Pierre Tosi - il n'a pas participé au Tour mais il a couru avec les professionnels du Tour dans les années 1970. Pierre discutait avec Alain Bellouis (équipe Gitane, Tour 1972) et Jean-Claude Blocher (équipe De Kova-Lejeune en 1973 et Jobo-Lejeune en 1974). Oui, Jean-Claude Blocher, 86e au classement général en 1973 ! Celui chez qui mon père commanda ma bicylcette couleur Bianchi vers 1980 - j'avais 14 ans. Après ses années chez les professionnels, M. Blocher avait ouvert une boutique au Perreux-sur Marne. "On fermait normalement à 20 heures, mais je restais parfois avec des clients jusqu'à minuit, me raconte l'ex-pro. Le vélo m'a tout apporté." Il est étonné lorsque je lui dis que je roule toujours sur mon cycle âgé de 33 ans. J'ajoute que j'ai encore mon maillot Molteni (taille 2), le cuissard et les bidons "Blocher". Retraité à Saint-Malo, après avoir fait de la plongée, l'ancien coureur a repris depuis quelques années le vélo. Je l'ai invité à participer à la prochaine Anjou Vélo Vintage, en 2014. Quarante ans après son Tour, portera-t-il son maillot Jobo rouge et bleu ?

Comme c'est émouvant de côtoyer ces anciens cyclistes qui ont souffert sur la route, qui ont offert au public tant de spectacle. C'est au tour de Guy Maingon (équipe Jobo-Wolber-La France, Tour 1976) d'apparaître. Surprise de ses ex-camarades, qui, pour certains, ne l'ont pas vu depuis 40 ans.

Ercole Baldini, le parrain
Ercole Baldini et Pierre Tosi, à la Cipale
Nos géants on aussi leurs héros. Dans la tribune des Italiens - une délégation importante participe à l'évènement -, Pierre Tosi discute avec Ercole Baldini, premier coureur à avoir réussi le doublé champion olympique/champion du monde professionnel sur route. M. Baldini c'est Marlon Brando dans Le Parrain : massif, cheveux blancs en arrière, lunettes noires et chemise blanche. Savez-vous que ces vétérans italiens ont un point commun  ? Sous leur polo, ils portent un maillot de corps sans manches, le canotiera. Faut pas prendre froid dans les tribunes de la Cipale.

La casquette de Guido Neri
Tiens, je sens qu'on touche à ma casquette cycliste aux couleurs des cycles Neri. C'est Guido Neri lui-même, amusé de voir l'une de ses casquettes à Paris. Participant au Tour en 1966 (équipe Molteni) et en 1967 (équipe Max Meyer), M. Neri, 74 ans, est un ami de Pierre Tosi. Il tient un magasin de cycles à Cesena, d'où proviennent certains de nos vélos. Je lui dis (en français) que j'ai roulé le matin même sur un de ses vélos, acheté en 1982. Guido Neri est aussi surpris que Jean-Claude Blocher.

1 commentaire :

  1. Ca a dû être un super moment à vivre pour un passionné comme toi!

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