Dès lors qu'une automobile ou tout autre "véhicule terrestre à moteur" (camion, moto...) est "impliqué" dans l'accident, le cycliste est indemnisé, en France, dans le cadre de la loi du 5 juillet 1985, dite loi Badinter. C'est le cas lors d'une collision, mais pas seulement : la jurisprudence étend la notion d'implication à des hypothèses où il n'y a pas de contact, dès lors que le véhicule à moteur a eu un "rôle perturbateur". Une automobile ayant ébloui un cycliste par ses phares a été considérée comme impliquée (arrêt de la Cour de cassation, 18 mars 1992). C'est au cycliste de démontrer l'implication du véhicule et d'apporter la preuve que celui-ci a été à l'origine de sa chute et des dommages au vélo.