01 juillet, 2023

Tour de France 1976 : l'exploit jamais égalé de José Viejo

Jose Luis Viejo vainqueur de la 11e étape du Tour de France 1976
A Manosque, Viejo, arrive avec 22 min.
et 50 sec. d'avance sur Karstens.
 Vingt-deux minutes et cinquante secondes d'avance : c'est le temps qui sépara l'arrivée de José Luis Viejo, vainqueur de la onzième étape du Tour de France 1976, du coureur suivant, Gerben Karstens. 

Ce record sur cette course (depuis la Seconde Guerre mondiale), après une échappée de 160 km (sur une étape de 224 km), n'a jamais été battu à ce jour.

A cette époque, Viejo courait dans l'équipe espagnole Super Ser, fabricant d'appareils de chauffage.

Né en 1949, Viejo est mort en 2014.

24 juin, 2023

A vélo dans le labyrinthe de La Défense

A vélo à La Défense
Des tours de verre et de métal ont avalé mon vélo.
LE VELOMANE VINTAGE
 De retour d'une sortie à l'ouest de Paris, j'ai voulu rejoindre la capitale en passant par le quartier de la Défense (Hauts-de-Seine). Quelle épreuve. De loin, vues de Nanterre, les tours ressemblent à des géants de métal et de verre prêts à me dévorer. 

Sur mon VTT vintage, je m'engage dans la bouche d'un géant, un tunnel à la sortie duquel je m'égare. Je tourne et retourne sur les routes circulaires. La piste cyclable marquée de jaune a disparu. Beaucoup de chantiers en cours. La Défense, aménagée dès les années 1960, évolue encore.

Le géant de métal et de verre me recrache vers le pont de Neuilly. Je respire, les immeubles sont moins hauts, une piste cyclable apparaît. 

J'atteins les Champs-Elysées grouillant de touristes. Le géant luisant au soleil a laissé place aux routes pavées et aux statues oxydées.


17 juin, 2023

Restauration d'un VTT vintage des années 1980

 Difficile de résister. Lorsque je trouve une épave de vélo sur le trottoir, je la ramasse. Pour récupérer des pièces ou pour remettre la machine en état. Il y a quelques mois, au lever du jour, j'ai aperçu un vélo couché parmi les encombrants. Aucun cadenas, plus de selle, ce VTT avait manifestement été jeté par son propriétaire. Un morceau de papier collé sur le cadre indiquait seulement "Rom".  En acier, ce vélo était probablement destiné aux Roms qui revendent le métal pour les ferrailleurs.

Aucune marque de fabricant sur le cadre, juste un reste d'adhésif spécifiant "Rider" sur le hauban et "Mountain" sur le tube horizontal de cadre. Peu d'indices, donc, pour identifier l'engin. D'après les couleurs rose et jaune, l'absence de suspension et la présence de dérailleurs Sachs-Huret, il daterait des années 1980. 

La peinture étant très abîmée, et laissant apparaître des marques de rouille, je me suis lancé dans mon premier chantier de peinture. Mes sources d'information : velovintageagogo.comforum.tontonvelo.com et les vidéos très pédagogiques de The Vintage Bike Factory

Voici les étapes suivies.

  1. Un support pour décaper puis peindre,
    c'est indispensable.
    LE VELOMANE VINTAGE
    Le démontage des pièces. Mettre à nu un cadre et une fourche implique de démonter toutes les pièces. J'ai uniquement laissé les cuvettes de direction et la cuvette fixe de pédalier. Tout le reste (cintre, freins cantilever, pédalier Ofmega, dérailleurs Sachs-Huret, roues Nisi...) est passé au nettoyage, puis au vinaigre blanc et Pepsi-Cola pour retirer la rouille. Ensuite, du Belgom pour faire briller et protéger contre la rouille, puis une pulvérisation de Rustol (contre la rouille aussi).
  2. Le décapage. J'ai opté pour le décapage chimique : gel V33 pour métaux (3 passages), puis brosse métallique et même ponceuse électrique. J'ai construit un support pour fixer le cadre et la fourche : une large planche sur laquelle j'ai vissé des équerres. J'enfourne le cadre sur un manche à balai en métal, scié, lui-même enfourné sur les équerres. Dessous, j'ai placé un grand carton pour protéger le sol. Je porte des gants en caoutchouc épais, des lunettes et un masque. En fin de décapage, ponçage au papier de verre, puis Belgom avec une éponge scratch pour retirer les points de rouille. (Le décapant chimique ne supprime pas la rouille.)
    Peinture à la bombe Montana.
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  3. L'apprêt. C'est un produit en bombe, acheté chez Action, qui contient aussi de l'antirouille. Deux passages espacés de deux heures. 
  4. La peinture. Plusieurs couches de bombe Montana jaune, achetée chez Sprayer (Paris), espacées de dix minutes pour les deux premières, puis d'une heure et demie, puis de vingt-quatre heures. 
  5. Le vernis. Plusieurs couches.
  6. Le remontage des pièces. Après quelques jours de séchage, j'ai remonté les dérailleurs, cintre, manettes, etc. Aurais-je dû attendre davantage ? De la peinture est partie sous l'action du serrage du collier du dérailleur avant. J'ai aussi occasionné quelques éclats, la peinture étant sans doute trop épaisse. Bref, j'eus mieux fait de confier la peinture à une entreprise comme Bobigny Epoxy.
Application de reproductions d'autocollants Peugeot.
LE VELOMANE VINTAGE
Une fois toutes les pièces remontées, une nouvelle déconvenue : la fourche s'est révélée faussée. Le vélo partait légèrement vers la droite. Impossible de lâcher les mains. Recherche d'une nouvelle fourche, trouvée à l'atelier coopératif Ohcyclo (Montreuil). Pour remplacer une fourche, prendre les mesures du pivot et de la partie filetée : la nouvelle fourche doit avoir des mesures au moins égales à celles de la fourche à changer. Un pivot trop long peut être sectionné, mais la partie filetée doit être suffisamment longue pour pouvoir y visser le jeu de direction.

Une fois cette réparation effectuée, je suis passé à la partie la plus plaisante : coller les adhésifs de marque. J'ai choisi un modèle Peugeot assorti à la couleur du cadre. Ce vélo anonyme est prêt à reprendre la route sous les couleurs de la marque à damier.




Pédalier Ofmega ovoïde. LE VELOMANE VINTAGE

Dérailleur Sach-Huret. LE VELOMANE VINTAGE

Manettes de dérailleur Sach-Huret, cintre nettoyé au Belgom.
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En attente des autocollants. LE VELOMANE VINTAGE

L'état du vélo avant restauration. Modèle "Rider", mais quelle marque ?
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Cadre rouillé et bien abîmé. LE VELOMANE VINTAGE


20 mai, 2023

Mon vélo de course Lapébie

 Lors d'un séjour à Saint-Malo, j'ai déniché un vélo Lapébie des années 1980. Ce modèle de course (avec oeillets à la fourche avant pour le garde-boue) en Vitus 788 était en vente sur un site de petites annonces au prix de 15 euros ! Etat moyen : câblerie à changer, dérailleur arrière détendu, roues à boyaux... de la crasse et quelques points de rouille. Mais le cadre était en assez bon état, et à ma taille. 

De retour au foyer, comme pour chacune de mes restaurations, j'ai lavé l'ensemble à l'eau savonneuse (liquide vaisselle), démonté la tige de selle et la potence (quelques pulvérisations de WD40 et du Transyl ont été nécessaires), jeté la chaîne, dégraissé la roue libre et passé le pédalier, les étriers de frain et le cintre au Belgom. Le jeu de direction a été démonté, nettoyé et graissé. L'axe de pédalier n'avait pas de jeu et tournait bien ; je n'y ai donc pas touché.

Quelques commandes de pièces et accessoires tout de même : 

- guidoline bleue en toile Tressorex (8,10 euros) ;

- cocottes de freins neuves (6,70 euros) ;

- chaîne KMC (7,00 euros) ;

- câble de frein (1,75 euro) ;

- câbles de dérailleur (3,80 euros) ;

- gaine de dérailleur (5,65 euros) ;

- pneus Michelin Dynamic Classic (19,98 euros). 

Total : 52,98 euros hors frais de port.

J'ai remplacé les roues à boyaux par des Mavic Module E que je possédais.

Le vélo m'a coûté au total environ 68 euros. A cela s'ajoutent les heures de travail pour préparer le vélo (lavage, huilage) et monter les pièces. Le réglage du dérailleur arrière m'a pris pluiseurs heures, pour récupérer un ressort sur un autre dérailleur et comprendre comment retendre l'ensemble (en lui faisant faire un tour en arrière sur lui-même).

La marque Lapébie est une exploitation du nom du coureur cycliste français Roger Lapébie (1911-1996), champion de France en 1933 et vainqueur du Tour de France 1937. Ces vélos étaient montés par les établissements Betbeder à Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées orientales, département d'où était natif Roger Lapébie). Les cadres étaient fabriqués par l'artisan local Cayre.

J'ai testé le vélo sur plusieurs petites sorties de 30 à 50 kilomètres puis sur 100 kilomètres. Il est assez léger et confortable. Les cinq pignons me suffisent à l'est de la région parisienne, hors des grosses bosses.

Braquets : plateaux de 50 et 40 ; pignons de 14-16-18-20-24.

Equipement : freins Mafac Racer ; pédalier Solida ; dérailleurs Simplex ; manettes de dérailleur Simplex ; jantes Mavic Module E ; pneus 700 x 25 Michelin Dynamic Classic ; pédales Lyotard ; potence et cintre Pivo ; selle Italia.

Masse (avec pédales, sans sacoche ni pompe ni bidon) : 10,20 kg.

    










14 mai, 2023

L'antivol de vélo en "clou d'arrêt"

Publié en 1893, Le cyclisme théorique et pratique, signé par L. Baudry de Saunier, présentait un antivol assez simple et peu encombrant : le clou d'arrêt (p. 485). C'est un T en métal plongé entre les maillons de la chaîne, au bout duquel un trou reçoit un petit cadenas. Utile aux cyclotouristes lors d'un arrêt pour déjeuner ou acheter des provisions.