13 avril, 2019

Film : les coureurs à l'entraînement avant Paris-Roubaix 1972

A l'entraînement, en casquette belge, Yves Hézard, de l'équipe Sonolor-Lejeune, explique le déroulement des cinquante derniers kilomètres. Un document de l'INA sur Paris-Roubaix 1972. La course fut remportée cette année-là par Roger De Vlaeminck. Températures basse, pluie et chute de 40 coureurs firent que 49 compétiteurs passèrent la ligne d'arrivée, sur 120 au départ.

Reconnaissance du parcours de Paris-Roubaix en 1972
Yves Hézard commente
ce qui attend les coureurs.

06 avril, 2019

Etre largué à vélo ou le blues de la fringale

Dimanche, sur mon vélo, en sortie amicale, j'ai "coincé" : plus de jus, j'ai laissé s'évanouir à l'horizon les copains. Les copains, petits points colorés (majoritairement en noir), s'en allèrent à la sortie d'un rond-point à Villeneuve-le-Comte, fief cycliste de Seine-et-Marne. C'est amusant, après coup, comme un groupe de cyclistes prend vite de la distance lorsque vous, victime de "l'homme au marteau" êtes décramponné. Pourtant, avec un effort, j'aurais pu rester dans les roues, les "sucer" pour rentrer en groupe. Mais ce jour-là, non : je fis le choix de rester planter sur le bitume entre les champs et les corneilles. J'ai tout de même doublé un peloton de triathlètes de Champigny-sur-Marne, qui ne m'ont jamais "revu".

Vent de face
La cause de ce ralentissement ? Un mélange d'ingrédients, je pense : un moral pas très haut (préoccupations liés à la santé de proches), un repas la veille sans sucres lents (les pâtes !), un cyclo-cross aux pneus de section 33 (mauvais rendement sur la route), du vent de face… Le vent ? Non, c'est une mauvaise excuse car les copains, eux aussi l'ont affronté, même peut-être plus que moi car je n'ai pas pris beaucoup de relais.

Je suis rentré à 25 km/h, en facteur, victime de fringale malgré les pâtes de fruits que j'avalais tous les quart d'heure. J'ai fait un arrêt à la boulangerie d'Ozoir-la-Ferrière pour engloutir un flan et un jus de pomme. Ce sucre rapide m'a donné un petit coup de fouet pour boucler la sortie. 106 kilomètres, une distance que je n'avais pas parcourue depuis longtemps.

Enzo Mattioda suivi par André Mézière sur le derny. Bordeaux-Paris 1973, près de Châteaudun.



cycliste largué
Hé, attendez-moi ! (Photo : Le Vélomane vintage).

04 avril, 2019

Pierre Tosi, l'ex-coureur cycliste professionnel, est mort

Je pleure. Mon ami Pierre Tosi est décédé des suites du cancer le 1er avril 2019. Né le 19 août 1949, il courut chez les professionnels de 1972 à 1977, successivement dans les équipes Gitane-Frigécrème, Juaneda-Magiglace, UNCP et Miko-de Gribaldi.

Pierre Tosi, grand gabarit dans le peloton ("1,88 m et demi, comme Gary Cooper", disais-tu), Français d'origine italienne, prit le départ de nombreuses classiques dans l'Hexagone (Paris-Roubaix, Bordeaux-Paris...), de courses de kermesses en Belgique ainsi que celui du tour d'Espagne en 1974. Pierrot, comme ses copains cyclistes le surnommaient affectueusement, courut à la grande époque de Felice Gimondi et d'Eddy Merckx. Ses courses, ils m'en parlait avec modestie et, je pense, au fond de lui, avec fierté. La fierté d'avoir battu le Cannibale lors d'un "point chaud" ; Pierre se souvenait à cet instant-là du regard noir de Merckx, l'homme qui désirait toujours gagner. Les histoires de tonton Pierre, je les écoutais lors de nos trajets en voiture pour nous rendre à l'Anjou Vélo Vintage ou à la Patrimoine, comme nous le fîmes à plusieurs reprises.
Coureur cycliste des années 1970
Pierre Tosi aimait le vélo
et les dialogues à la Audiard.
Au Tour de Rance 2016
(photo : Le vélomane vintage).

Amoureux du cyclisme et des beaux vélos, l'ex-pro avait remonté son vélo en acier Neri pour participer, avec moi et son fils Ugo, aux randonnées sur bicyclettes anciennes.

Tant que sa santé le lui permit, Pierrot roula le week-end, pour le plaisir, sur son beau vélo noir en carbone (également monté en Italie par son ami l'ex-coureur et vélociste Guido Neri). Ces dernières années, Pierre faisait partie de notre groupe improvisé "Les Rois de la pédale", une huitaine d'amis cyclistes parcourant joyeusement les routes de Seine-et-Marne.

Pierrot, je n'apercevrai plus ta longue silhouette au rond-point du rendez-vous dominical, tes grandes cannes bronzées légèrement arquées dans les descentes. Je ne rirai plus en écoutant tes blagues, tes anecdotes, ta phrase-choc pour remettre un flambeur du dimanche à sa place ("C'est quoi ton palmarès ?"). Pierrot : je pleure.

Pierrot, tu n'es plus devant pour prendre les relais. Alors, je vais "mettre le nez à la fenêtre", prendre le vent de face. Et mes larmes, peut-être, commenceront à sécher.

Retrouvez-vous sur le groupe Facebook Les amis de Pierre Tosi

A lire :

23 mars, 2019

Le vététiste rencontre un parachutiste

Un matin, au bois de Vincennes, sur mon VTT, j'ai fait une rencontre inattendue. De jeunes militaires couraient en tenue de combat camouflée, un sac au dos. Ils allaient et venaient en petits groupes sur une partie de l'anneau cyclable, doublés par de rares cyclistes (des civils) en vestes colorées. Étrange mélange d'hommes dans l'effort physique, les uns pour leur métier, les autres pour le plaisir.
Un militaire en survêtement, près d'un quatre-quatre, semblait encadrer la séance. Il m'expliqua qu'il s'agissait d'une épreuve pour le passage du brevet militaire parachutiste. Une marche dite "TAP" (troupes aéroportées) de 8 kilomètres à effectuer en moins d'une heure, en rangers, avec un sac de 11 kg. "Les meilleurs du régiment le font en 32 minutes", me précisa le militaire. Chapeau, les bérets rouges !

Le vélo pour le plaisir

Objectif : zéro. Je fais du vélo pour le plaisir, sans but. C'est-à-dire sans viser une quelconque performance sportive. La vitesse moyenne, bof. Le kilométrage annuel, bof.