16 juin, 2024

Quel cyclotouriste êtes-vous ?

Les cyclistes forment une population hétéroclite. Certains, le nez sur le compteur, scrutent leur vitesse moyenne, qui ne doit pas tomber sous un certain plancher ; ce sont les compétiteurs. D'autres utilisent leur vélo à des fins pratiques : se rendre au travail, faire les commissions ; appelons-les les utilitaires. D'autres, encore, pédalent pour voyager ; ce sont les cyclotouristes. 

Cette famille de voyageurs est immense, comme l'a démontré le rassemblement organisé par la Fédération française de cyclotourisme (FFCT), "Ensemble à vélo", le 2 juin 2024. Plus de 2 000 cyclotouristes, venus de toute la France en plusieurs jours, se sont retrouvés au bois de Vincennes pour parader dans Paris (voir photos plus bas). 

Une famille dont les membres, assez âgés en moyenne, ont chacun leur façon de pédaler. En janvier 1952, dans le mensuel Cyclo-magazine, Odette Zlozisti inventoriait quatre-vingt-neuf "têtes de cyclotouristes", allant de "ceux qui pédalent à la descente" à "ceux qui montent les côtes à pied" (voir illustration ci-contre). 

Et vous, quel cyclotouriste êtes-vous ?

De toute la France, des cyclotouristes arrivés à Paris.
LE VELOMANE VINTAGE

Des cyclistes d'âge mûr, toujours heureux de pédaler.
LE VELOMANE VINTAGE
Toulouse-Paris par étapes, c'est possible !
LE VELOMANE VINTAGE

07 mai, 2024

Tour de Romandie 1974 : les splendides photos de P.-A. Duvoisin

Au départ, Tour de Romandie 1974. P.-A DUVOISIN
Le 7 mai 1974, il y a cinquante ans jour pour jour, le départ du vingt-huitième Tour de Romandie était donné. Le photographe suisse Paul-André Duvoisin s'était posté au bord de la route. Ses clichés des coureurs, au départ et pendant l'effort, publiés sur le site vélo-club.net, sont spectaculaires.

La course fut remportée par Joop Zoetelmek.

En voir plus :


13 avril, 2024

Vélo dans le Finistère sud : un réseau cyclable exemplaire

Photo 1 : large piste cyclable sur la route de 
Sainte-Anne. LE VELOMANE VINTAGE
Au cours de quelques jours passés autour de Bénodet, dans le Finistère sud, j'ai pédalé chaque matin sur les routes et voies vertes du secteur. En ce mois d'avril, la circulation est peu dense, même aux heures dites "de pointe" (vers 8 h 30). Sur les routes départementales, une bande cyclable assez large permet de rouler en sécurité. C'est le cas sur la D44 entre Fouesnant et Combrit, et sur la D45 entre Fouesnant et Pleuven. Les traversées d'agglomérations (Fouesnant, par exemple), se font en toute quiétude sur une piste cyclable, elle aussi large. La route de Sainte-Anne qui relie Fouesnant à Saint-Evarzec est un exemple d'ouvrage : une bande cyclable toute lisse, à double sens, large d'environ trois mètres longe la route (photo 1). 

J'ai aussi apprécié le revêtement en bon état des chaussées et voies cyclables. Quasiment aucun nid de poule. Les inconditionnels du vélo de route en pneus de 23 à 28 cm rouleront avec joie.

Longer la côte, par exemple au coeur des marais de Mousterlin, se fait sur des chemins en revêtement stabilisé, inclus dans la voie 5 Bretagne. Amateurs de gravel et VTT, c'est fait pour vous. En revanche, à éviter si vous roulez sur vélo de route car des flaques d'eau se forment, maculant votre machine d'éclaboussures. Mais quelle paix, ici : aucun véhicule à moteur, juste les chant d'oiseaux (merles, rouges-gorges, mésanges...).

Photo 2. Le pont de Cornouaille.
LE VELOMANE VINTAGE.
Pour rouler sur de petites routes peu fréquentées, privilégiez l'arrière pays. Au nord de Bénodet, pédalez autour de Gouesnach ou au nord du Moulin du Pont, sur la route du Lendu. Montées et descentes douces, entre les haies et les prés.
 
Autre destination : de Bénodet, rendez-vous au Guilvinec. Une fois le pont de Cornouaille passé – sur le trottoir, c'est plus sécurisant (photo 2) –, vous quittez le pays fouesnantais et entrez en pays bigouden. Au Guilvinec, dégustez le kouign de la crêperie Melen, 43 rue de la Marine. Une sorte de pancake roboratif qui nourrit suffisamment pour repartir vers Bénodet.

09 avril, 2024

Autour de Bénodet : vélo, averses et vieilles chapelles


Le ciel a la bougeotte, ce matin. Au départ de Bénodet, dans le Finistère sud, les nuages gris alternent avec des coins d'azur, qui alterne avec des averses. Malgré les 7 degrés, sur mon vieux VTT, je me réchauffe rapidement en grimpant les bosses. A l'entrée d'un hameau, j'ai la gorge sèche. Mon bidon ! J'ai oublié mon bidon ! Vais-je rouler cinquante kilomètres sans eau ? Non. Alors, faire demi-tour ? Non plus. Je marque un arrêt à l'épicerie de Gouesnach, commune où vivait Eric Tabarly. Une petite bouteille de Perrier fera office de bidon. 

La chapelle Notre-Dame-de-Vray-Secours,
à Gouesnach. LE VELOMANE VINTAGE
Au bout du bourg, je m'arrête devant la chapelle Notre-Dame-de-Vray-Secours, austère, plantée au milieu des arbres sans feuillage. Je descends ensuite vers la cale de Pors Meillou (le port aux moulins), où les sabliers déchargeaient leur cargaison. Entre les résineux, la descente est raide et me fait penser aux routes d'Auvergne. Il a plu, les ruisseaux sont pleins, les oiseaux chantent. En paix, en pleine nature, quel plaisir.

Je reprends ma route jusqu'au hameau du Moulin du Pont. Changement de configuration. J'emprunte la D45 jusqu'à Pleuven. Je me sens en sécurité sur la large bande cyclable. De nombreuses voies de ce type, ainsi que des "chaussidoux", sont aménagés dans la région. En Bretagne, les pouvoirs publics ont pensé aux cyclistes.

A Pleuven, la pluie claque sur ma veste en Gore-Tex. Pleuven, pluie, Pleuven, pluie...

La chapelle de Notre-Dame-de-Kerbader.
LE VELOMANE VINTAGE

A présent, c'est une piste cyclable, donc bien séparée de la chaussée, qui longe la départementale. Je pédale avec le sourire, malgré la flotte. 

A Fouesnant, je me dirige au sud-est vers le Cap Coz, une bande de terre qui pointe vers la baie de la Forêt. Demi-tour vers Mousterlin et ses marais. La route se balade entre les prés. Une halte à la chapelle de Notre-Dame-de-Kerbader. A ses côtés, un vieil arbre aux branches crochues, comme dans un film d'horreur de la Hammer.

De retour à Bénodet, je croque une brioche croustillante arrosée de Perrier.


08 mars, 2024

Femmes et hommes à vélo : roulons ensemble !

Au quotidien, le vélo est plus souvent utilisé par les hommes (3,7 % des déplacements locaux*) que par les femmes (1,5 %), selon l'enquête "Marcher et pédaler : les pratiques des Français". Cette enquête décennale, dont la dernière édition date de 2021, repose sur des données de 2019. Or après les périodes de confinement liées à la pandémie de covid, c'est-à-dire après mai 2021, des pistes cyclables ont été aménagées, les achats de vélo ont augmenté...  En 2021, l’utilisation des vélos sur les routes a progressé de 18 % en France par rapport à 2019, selon le baromètre de l'association Vélo & Territoires. Davantage de femmes se sont certainement mises à faire du vélo. 

Paris, 1906 : tous à vélo !
C'est du moins l'impression que j'ai. Que ce soit lors de mes déplacements travail-domicile ou lors de mes sorties sportives, voir une femme sur une bicyclette est devenu courant. Ce n'était pas le cas, du moins en matière sportive, il y a seulement dix ans. 

Je croise des femmes, j'en dépasse, elles me dépassent. Tant mieux, c'est le signe que le vélo se développe pour le bénéfice commun : moins de pollution, une population en meilleure santé. 

* A moins de 80 km de leur domicile.  

A lire : 


A visiter : ellesfontduvelo.com