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22 août, 2026

A vélo sur les chaucidous bretonnes

En quelques années, je constate que certaines routes bretonnes sont de plus en plus ornées de chaucidous ou chaussidous. Cet acronyme désigne une "chaussé pour les circulations douces" aussi dénommée "chaussée à voie centrale banalisée".

Il s'agit d'un aménagement routier proposé par le Cerema (Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement) dans une fiche publiée en 2017. La CVCB, définit le Cerema, est "une chaussée étroite sans marquage axial dont les lignes de rive sont rapprochées de son axe. Les véhicules motorisés circulent sur une voie centrale bidirectionnelle et les cyclistes sur la partie revêtue de l'accotement appelée rive. La largeur de la voie ouverte aux véhicules motorisés est insuffisante pour permettre le croisement, ces derniers empruntent donc la rive lorsqu'ils se croisent, en vérifiant auparavant l'absence de cyclistes".

CVCB près de Saint-Coulomb (Ille-et-Vilaine).
LE VELOMANE VINTAGE.
La recommandation du Cerema s'accompagnait cependant de restrictions : "Le niveau de service proposé aux cyclistes par la CVCB est a priori inférieur à celui offert par les pistes et bandes cyclables. En effet, les véhicules motorisés sont par défaut autorisés à circuler (pour se croiser), s'arrêter et stationner sur la rive. Les piétons peuvent également l'emprunter. Ce type d'aménagement n'est donc à envisager que si l'ensemble des solutions possibles pour prendre en compte les cyclistes a été examiné." Il ne figure à ce jour pas dans le Code de la route.

Comme je l'ai constaté cet été autour de Cancale (Ille-et-Vilaine) et Roscoff (Finistère), les CVCB sont assez nombreuses. Je trouve assez sécurisant d'y circuler, avec l'impression, peut-être naïve, que le marquage au sol rappelle aux conducteurs de véhicules à moteur de garder une distance lorsqu'ils me dépassent.

Je note aussi que les chaucidous sur lesquels j'ai roulé comportaient sur leurs rives un marquage conforme aux prescriptions du Cerema, à savoir des chevrons et non des silhouettes de cyclistes. Ces dernières sont à proscrire, car elles créent une confusion avec la bande cyclable, voie de circulation réservée aux cyclistes, interdite à la circulation, à l’arrêt et au stationnement motorisé.


02 août, 2020

À vélo sur le mont Dol

J'ai grimpé mon premier col breton ! Le mont Dol, situé sur la commune du Mont-Dol, en Ille-et-Vilaine, près de Dol-de-Bretagne : 65 m de haut, sur une distance de 400 m, avec une pente moyenne de 11 % (applaudissements, SVP). Ce téton de granit, que j'aperçois de Cancale, m'intrigue. Il sort des marais, comme un bouton de fièvre, ce cailloux que Gargantua retira de sa chaussure en traversant la baie ; tout comme il y retira le Mont-Saint-Michel et Tombelaine.

Je dois cette ascension à ma rencontre avec un sympathique cycliste de Saint-Malo. Âgé de 72 ans, membre du club local, cet homme roule régulièrement sur les petites routes assez désertes, qu'il m'a faites découvrir. Discuter avec les cyclistes indigènes est souvent enrichissant : ils connaissent les itinéraires où les voitures sont rares. "Il faut rester prudent, bien à droite, m'a néanmoins conseillé le Malouin. Ces routes sont empruntées par des habitants des environs, qui roulent parfois vite."

Nous avons ainsi roulé tantôt côte-à-côte, tantôt l'un derrière l'autre échangeant poliment des relais, jusqu'au pied du curieux tertre où nous nous sommes séparés.

A vélo sur le mont Dol
La chapelle Saint-Michel et la statue
de Notre-Dame. LE VELOMANE VINTAGE


Vers le mont Saint-Michel à vélo
De Cancale vers le mont Dole sur les
 petites routes. LE VELOMANE VINTAGE

26 juillet, 2020

Cyclisme : les autocollants appellent à la discussion

Rencontrer sur la route un cycliste qui porte un maillot ancien ou qui pédale sur un vélo vintage me donne envie d'engager la conversation (à condition que le propriétaire soit sympathique). De la même manière, apercevoir des autocollants "Lozère" ou "Cévennes" sur les sacoches d'un cyclotouriste m'incite à le saluer avec admiration, imaginant qu'il a traversé ces régions désertes aux fortes pentes.

Ces autocollants, un couple de cyclistes les portent sur ses bagages lorsque je le rattrape sur une petite route entre Saint-Malo et Saint-Coulomb (Ille-et-Vilaine). Originaires de Tarbes, ces quadragénaires se rendent de Roscoff au Touquet, l'homme sur un Genesis "Croix de fer", la femme sur un Btwin "Riverside". Chaque été, ils sillonnent la France sur leurs cycles pesant chacun 30 à 40 kg avec le chargement. Ils ont roulé ainsi dans le Massif central "en long et en large" et en Suisse, où les campings à 40 € la nuit les ont incités à pratiquer le camping sauvage.

Le couple emprunte les petites routes, hors des départementales où les automobilistes présentent toujours un risque pour les cyclistes, même si, dans la région de Cancale, ils respectent généralement une distance de sécurité pour dépasser. La femme lit sa carte routière insérée dans la sacoche avant ; une carte obtenue à l'office de tourisme de Roscoff (celui de Saint-Malo n'a selon elle pas grand chose pour les cyclistes). Aux croisements, elle se dirige avec l'assurance d'une cycliste du cru.

Au terme de quelques kilomètres d'une discussion agréable sur le plaisir de circuler sur ces petites routes, longeant les prés garnis d'ombellifères, nous nous séparons avec la formule de politesse des voyageurs pédaleurs : "Bonne route !"

Lire mes autres articles sur le vélo autour de Saint-Malo

Les cyclistes sont sympas