mardi 4 juillet 2017

Les casquettes cyclistes vintage à l'effigie de coureurs

En 1973, pour mes sept ans, ma première casquette cycliste ne fut pas une Molteni ou une Bic. Non, elle ne portait pas une marque d'équipe : ce fut une "Raymond Poulidor". Couvre-chef de coton aux pans bleu-blanc-rouge avec, sur le côté, le portrait de Poupou imprimé en noir et blanc. Le nom du coureur figurait sur la visière. J'aurais préféré une "Eddy Merckx", mais le marchand de vélos - M. Arnoud, à Créteil - n'en avait pas. Peu importait finalement, car Raymond était poupoulaire [hommage à Blondin].

Anquetil dédicace une casquette éponyme
(photo : Georges Melet/Paris Match via Getty Images).
Ces casquettes à l'effigie de coureurs m'ont toujours fait sourire. Symboles de l'affection du public pour les champions, elles sont caractéristiques d'une époque où la France se divisait entre les supporters d'Anquetil et ceux de Poulidor.

La caravane du Tour distribuait ces objets aux spectateurs. La foule se protégeait ainsi du soleil sous la photo imprimée d'Ocaña, de Gimondi, de Merckx, de Poupou, de Thévenet. Des gâpettes qu'on ne portait pas sur son vélo mais au bord de la route, pour encourager les coureurs et montrer son idole.

Ce genre d'accessoires sportifs a disparu : dans l'espace publicitaire, les marques ont pris le pas sur les hommes. Quel gamin porterait en 2017 une casquette "Peter Sagan" ? Ces deffes au nom de sportifs sont à comparer aux écussons, transferts et badges que l'on portait dans les années 1980, avec le nom de nos groupes de rock préférés. Moi, c'était Bill Haley and the Comets.
Votez Poupou !


Luis aux couleurs Sonolor.
Casquette Merckx dans la tribune.












Eddy façon Molteni.

Raymond admire Eddy.
Qui veut une casquette ?
Vente en bord de route avant
le passage des coureurs (Tour des Flandres).
L'association du sponsor et du champion.










Poupou, qui s'en fout, passe devant un fan d'Eddy.

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