08 août, 2026

A vélo, ramassage de patates sur les routes du Léon

Sur les routes, des patates ?
LE VELOMANE VINTAGE
 Cinq années étaient passées. Je reviens à Roscoff (Finistère nord) rouler sur les routes du pays de Léon. Ici, pas de canicule ces jours-ci. La végétation est sèche, victime des récentes chaleurs. Mais un vent frais, en bord de mer, rend l'atmosphère agréable. Moins de vingt degrés au petit matin, c'est idéal pour rouler. 

Il y a cinq ans, j'avais apporté mon cyclo-cross Sprint ancien équipé de pneus de 28 mm de large. Cette année, j'ai voulu rouler sur mon Origine en carbone, qui a fêté ses onze ans. Malgré les pneus de 25 mm, je trouve qu'un vélo chaussé plus large et avec pédales SPD ou pédales plates aurait été plus indiqué. Je m'explique, cher lecteur : les itinéraires verts (véloroutes) du pays sont ponctués de petites portions de gravier, cailloux... des chemins poussiéreux qui me contraignent à mettre pied à terre avec mes chaussures à cales de route. Je fais clop-clop sur le bas-côté en herbe pour passer ces portions non bitumées.

Saint-Pol-de-Léon, terre de patate.
LE VELOMANE VINTAGE

L'avantage de rouler ici, c'est de pouvoir faire son marché en cours de route. Les camions transportant des pommes de terre en perdent quelques-unes lorsqu'ils passent sur des bosses ou dans les virages. Alors me voici m'arrêtant et chargeant les poches de mon maillot de patates de toutes tailles. J'apprends que le Haut-Léon où je circule est un pôle majeur de production et de transformation de la pomme de terre en Bretagne.

Il y a cinq ans, j'avais ramassé de la sorte des oignons roses, les fameux oignons de Roscoff (AOC).