17 avril, 2026

Première sortie à vélo après trois mois d'arrêt

Aujourd'hui, trois mois et deux jours après mon opération de l'épaule (coiffe des rotateurs), je peux remonter sur le vélo. La cicatrisation des tissus internes est en théorie achevée. 

Dans la fraîcheur du bois de Vincennes, ce matin, sur mon VTT à fourche rigide, j'ai circulé dès sept heures et demi sur l'anneau du polygone. Retrouvailles avec mes copains cyclistes, Michel, Jacques, Serge, Henri. Npus avons ri en parlant des films avec Michel Serrault, Jean Poiret, Jean-Pierre Marielle... Quel plaisir de discuter à la même hauteur que mes semblables, le cul sur la selle.

La cul sur la selle, justement : ça fait mal après trois mois entre parenthèses... pédestres. Car après un trimestre de marche quotidienne (même à bonne allure), le corps oublie la position du cycliste. C'est pourquoi, au bout de quarante minutes, j'ai éprouvé le besoin de lever de plus en plus fréquemment mes fesses de la selle. Hop ! en danseuse.

Au terme de cinquante minutes, j'ai décidé de sortir du circuit. Trop mal au cul, une sensation que j'avais oubliée après tant d'année de vélo. Je sentais aussi une tension musculaire à l'épaule, du fait de la position de mon bras, posé sur le cintre réglé assez bas. 

Malgré ces inconforts, cette première sortie m'a fait du bien. Vivement la prochaine.


06 avril, 2026

A défaut de vélo, la marche et l'escalier

 Je suis privé de vélo et de course à pied depuis le 15 janvier. Pour garantir une bonne cicatrisation après mon opération de l'épaule (coiffe des rotateurs), je dois éviter tout risque de chute. Pour garder la forme, j'ai substitué au pédalage la marche.

Cette nouvelle vie de piéton, j'y prends goût. Mes virées de 8 à 15 kilomètres, plusieurs fois par semaine, à bonne vitesse (6 km/h environ), me plaisent. Le tour du bois de Vincennes, les bords de Marne, le haut de Montreuil... que de sentiers, de rues calmes à suivre. Autour de la piste du Polygone, je salue mes copains cyclistes. 

La chaise contre un mur

L'escalier du parc des Guilands.
LE VELOMANE VINTAGE
Pour le coeur, les poumons et les cuisses, je m'astreins à des montées d'escalier au parc Jean-Moulin-les  Guilands à Montreuil. Plus de 160 marches escaladées deux par deux quatre ou cinq fois de suite, ça vaut bien de petites bosses à vélo. Le rythme cardiaque monte, les jambes brûlent légèrement. L'exercice de la chaise, contre un mur, à raison de trois fois une minute complète la séance.

Pour garder le geste du pédalage, je monte aussi sur un vélo en libre-service qu'on trouve dans certains jardins publics. Une application mobile connectée au vélo par Bluetooth affichent la vitesse, la distance, le temps parcouru. Economique et accessible, en plein air, c'est mieux que pédaler dans une salle de sport.

A côté de ces séances d'exercice, je travaille, avec le kinésithérapeute, à ma "rééducation", c'est-à-dire à retrouver la mobilité et la musculature de mon épaule. 

Je me demande quelles seront mes sensations sur le vélo, sur la route, lorsque le chirurgien m'autorisera à remonter dessus, en principe fin avril.